Les producteurs du lait des wilayas du centre et de l’est poursuivent leur mouvement de protestation. Leurs machines sont à l’arrêt depuis avant-hier et ce, pour une durée illimitée tant que leurs doléances ne sont pas pris en charge d’une manière concrète par les pouvoirs publics. M. Madani, un producteur de la région de la Kabylie s’est dit ne pas comprendre la mauvaise fluidité de l’information que véhiculent les responsables de la Cipa et ceux de l’Onil.
Contacté par nos soins, hier, notre interlocuteur nous indiquera que lors de la réunion qui a regroupé les frondeurs et les responsables de la Cipa, ces derniers ont affirmé que l’Onil ( Office national interprofessionnel du lait) ne manque pas de stock en, poudre de lait.
Or, dit-il, ce même office a déclaré dans la même journée à la radio qu’il était en rupture de stock. « Ce qui m’intrigue surtout c’est cette incohérence dans la manière de véhiculer l’information. On ne sait plus qui croire », s’interroge notre interlocuteur. Ce dernier, a assuré que les producteurs contestataires poursuivront l’arrêt de la production jusqu’à nouvel ordre. M. Madani préfère ne pas parler de mouvement de grève mais plutôt d’un arrêt de production de lait.
Néanmoins, notre interlocuteur dira que la Cipa a promis, à l’issue de la réunion tenue dimanche avec les producteurs, de présenter les doléances des producteurs au Chef du gouvernement, à savoir entre autre, le retard de payement de 3 mois, l’avenir des producteurs, l’engagement non tenu par l’Onil concernant la poudre de lait…
M. Madani nous a affirmé que la Cipa a pris en charge les revendications de la filière dans un cadre organisationnel en saisissant le Chef du gouvernement qui est, donc, « au courant des problèmes auxquels fait face la filière » puisqu’il appartient aux pouvoirs publics de prendre en charge cette question. Selon lui, il est normal que les producteurs » se plaignent des difficultés et des entraves qu’ils rencontrent « , notamment suite à la hausse des prix de la matière première.
Rappelons, toutefois, que cette crise refait surface est vient, donc, alimenter l’actualité suite à une déclaration rendue publique par une vingtaine de producteurs des wilayas du centre, parmi lesquels figurent Djurdjura World trading, Monlait, Complexe laitier de la Mitidja …
Les frondeurs ont décidé de cesser la production depuis dimanche, provoquant déjà chez les citoyens la crainte d’une autre pénurie de ce produit de première nécessité. Plus menaçants, les producteurs de lait déclarent qu’en raison, d’une part, de l’absence de perspectives claires leur permettant de conduire sur des bases saines leur plan d’action, et, d’autre part, leur incapacité d’assumer plus longtemps leurs efforts financiers et humains, » nous allons, à très brève échéance, et à notre corps défendant, être dans l’obligation de rejoindre la cohorte des entreprises à l’arrêt. »
Nacer O. M.
