l Depuis la proclamation des résultats des élections du vingt-neuf novembre dernier, on entend parler d’alliances entre des formations politiques dont les programmes sont antagonistes. Cela est dû bien sûr au manque de sièges de certains partis pour pouvoir installer leurs exécutifs respectifs. Dans de nombreuses communes, les majorités ne sont que relatives. Comment installer un exécutif à Aïn Zaouia où le FLN et le FFS ont eu chacun quatre sièges, APC annoncée à la faveur du FFS ? Y aura-t-il une alliance entre les deux partis qui se sont livrés une bataille durant la campagne électorale et après prononcée des résultats ? C’est de l’utopie ! Le candidat du RCD rejoindra ? C’est encore une autre utopie Blocage ? Fera-t-il l’affaire ? A Draâ El Mizan, c’est le même topo quand on sait que le FFS n’a obtenu que la majorité relative avec cinq sièges sur onze. On ne sait pas encore ce qui va être décidé aujourd’hui, date de l’installation de l’exécutif. En tout cas, là aussi les autres formations campent sur leurs positions. Pas loin de Draâ El Mizan, à Tizi Ghennif, la liste indépendante de l’ex-chef du cabinet du wali, Mohamed Djidda, aura elle aussi du pain sur la planche. Ce dernier aura fort à faire pour convaincre les élus des autres formations à se rallier à lui. Enfin, pour la commune d’Aït Yahia Moussa où le parti de Belkhadem a eu quatre sièges sur cinq contre deux au RCD, deux au FFS et au RND, le FLN n’a pas la mission facile pour constituer son exécutif. Selon quelques bribes provenant de tractations secrètes, le FFS aurait carrément décliné l’offre du FLN. Au niveau du RCD, on dit que les contacts auraient avancé. Ainsi, le blocage pointe à l’horizon dans plusieurs communes de la wilaya. L’amendement du code communal devenu aujourd’hui obsolète est une condition sine qua non pour un bon fonctionnement des assemblées car les intérêts mesquins des élus ne font pas l’affaire des citoyens qui attendent quand même des projets et des commodités dont ils manquent énormément. L’installation des exécutifs s’annoncent houleux.
Amar Ouramdane
