Chutes de tensions électriques au quotidien

Nombreuses sont les localités enregistrant des chutes de tensions électriques, notamment en hiver avec l’utilisation des appareils de chauffage. A Tafoughalt dans la commune d’Ait Yahia Moussa, au moins deux cent à trois cents foyers voient leurs lampes s’éteindre en moyenne dix fois par soirée. « Les quartiers les plus touchés sont Ath Oumeziane, Vouziri et Ihamouthène. En bref, toutes les habitations alimentées à partir du quatrième transformateur », nous apprend un villageois. En effet, dès la tombée du jour, des chutes de tension deviennent fréquentes. Interrogé, un autre citoyen doute de l’origine de ces baisses. « Je me demande pourquoi c’est toujours ces quartiers qui subissent cette situation chaque hiver. Y a-t-il une surconsommation ou un défaut dans le poste ? Seul Sonelgaz peut détecter la panne ou encore répondre à cette question », s’interroge un membre du comité de village. « Nos enfants ont été pénalisés durant toute la période qui a précédé les compositions trimestrielles. Ils ont été à tel point perturbés qu’ils ont carrément abandonné leurs révisions », déplore un parent d’élève. Selon des informations recueillies auprès des habitants des quartiers en question, cette situation dure depuis près de deux mois. Si les habitations sont privées de lumière, leurs occupants craignent les conséquences pour leurs appareils électroménagers. L’éclairage public qui a réduit considérablement les vols et les agressions, subit également le contrecoup lors de chaque chute de tension. « Quand l’éclairage public ne fonctionne pas, même les voleurs n’hésitent pas à faire leurs incursions dans les domiciles. Nombreux sont les citoyens qui ont perdu leurs réserves d’olives à la faveur de l’obscurité », a précisé, par ailleurs, notre premier interlocuteur. D’autres pensent qu’il s’agirait de piratage. Les habitants des quartiers précités attendent une solution urgente à ce problème, pénalisant à plus d’un titre.

Amar Ouramdane