Longtemps squattés, les trottoirs de la ville de Aïn El Hammam viennent d’être libérés grâce aux efforts des services de police en collaboration avec l’APC.
Dimanche matin, le vice-président Aomer Zoulim, en compagnie d’éléments de la Sûreté de daïra, ont sillonné la rue Colonel-Amirouche, du monument à la place, afin d’interpeller ceux qui obstruent les trottoirs par leurs étalages en en faisant un lieu de commerce.
En effet, si les propriétaires de boutiques trouvent normal de déborder sur ces espaces réservés aux piétons afin d’y exposer divers produits, les marchands ambulants, en revanche, choisissent ces endroits et y étalent divers objets proposés à la vente, au mépris des piétons contraints de déborder sur la chaussée et perturber, de ce fait, la circulation. Devant cette situation, les citoyens ne cessaient de pester contre l’APC qui « laissait les choses pourrir ».
Néanmoins, cette opération qui ne doit pas être limitée dans le temps mais étalée sur toute l’année a eu l’entière adhésion de la population qui voit là, peut-être, une amorce de la fin de l’anarchie caractérisant Aïn El Hammam.
Les mauvaises habitudes sont si ancrées que certains de ces commerçants, rappelés à l’ordre, pensent que cette action est destinée à leur nuire. Il a fallu menacer de saisir leur marchandise, pour que les récalcitrants, qui pensaient s’imposer en faisant la sourde oreille aux injonctions, consentent enfin à se plier à la loi. L’anarchie qui régnait au sein de la ville est en train de laisser place à un minimum d’ordre.
Cependant, la rue Colonel-Amirouche, même si elle est considérée comme la vitrine de la ville, ne doit pas occulter le problème des autres rues qui se trouvent dans une situation identique. Les abords de la chaussée sont, partout, « réservés » par des caisses ou des chaises, empêchant quiconque d’y garer un véhicule.
Ce qui réduit considérablement les possibilités de stationnement. Tournant en rond, les automobilistes créent alors des bouchons qui pourraient être résorbés si on rappelait simplement à ces commerçants qu’un droit de place se paie, conformément au code communal.
Nacer B.
