Bitumé il y a de cela plus de deux décennies, ce tronçon de route, qui n’a connu depuis aucune réhabilitation, a été complètement abondonné. Chaussée défoncée, ouvrages et conduites d’évacuation des eaux pluviales obstrués et canalisations AEP déterrées, tel est l’état dans lequel se trouve cette voie depuis plusieurs années. Avant 2006, année durant laquelle une enveloppe de plus de 5 milliards de centimes a été allouée pour l’aménagement urbain du chef-lieu communal, un projet lancé l’été dernier, dont les travaux se trouvent à l’arrêt depuis plusieurs jours. Les travaux de réhabilitation lancées au niveau de ce tronçon, effectués pour la plupart à la hâte, n’ont amélioré en rien l’état de la route qui ne cessait de se détériorer. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, à chaque fois que des travaux étaient entrepris, la route se transforme très vite en un véritable bourbier. La semaine dernière, le même scénario a failli se reproduire quand les services de l’APC ont déversé du sable noir sur la route, qui s’est transformé, en quelques heures, en un immense bourbier sous l’effet des fortes pluies. Il aura fallu la mobilisation de tous les engins (camions, niveleuse) et un grand nombre d’employés de l’APC pour évacuer le magma noirâtre et procéder par la suite au nettoyage des conduites d’évacuation, au décapage de la chaussée et à la pose de gravier. Cette opération, qui met ainsi fin au calvaire de la population locale, aura permis une remise en état du tronçon de la route et faciliter le passage aux nombreux automobilistes ainsi qu’aux piétons dont l’affluence a été considérable durant la fête de l’Aïd El Adha. En fait, de petits moyens, un bon suivi et de la volonté auront suffi pour mener à bien une opération à laquelle beaucoup de responsables auraient dû songé depuis fort longtemps.
D. M.
