Et pourtant la population s’est sacrifiée pour le recouvrement de l’indépendance de l’Algérie. Ils retiennent toujours cette appellation. “La huitième armée” une qualification gardent de l’armée française aux Ath laâziz avant le déclenchement de la guerre de Libération. Dans la commune, certaines commodités les plus élémentaires sont pour ainsi dire inexistantes. En effet, l’un des épineux problèmes que rencontrent les habitants d’Ath Laâziz est celui relatif à la pénurie d’eau potable. En fait, cette crise continue de défrayer la chronique dans cette localité et de nombreux villageois se plaignent quotidiennement de l’absence de ce précieux liquide. Pour s’alimenter, des familles se trouvent dans l’obligation de parcourir de longues distances pour chercher de l’eau. Plusieurs méthodes de s’approvisionner en eau potable, que se soit l’achat des citernes à partir du chef-lieu de la wilaya de Bouira où chez les voisins puisque dans certains villages la distribution d’eau est faite de manière aléatoire. Ainsi, à chaque fois que nous nous déplaçons dans quelques hameaux de ladite commune, des citoyens ne cachent pas leur colère, tout en dénonçant les pouvoirs publics puisque selon eux “si les autorités locales leur avaient octroyé un projet d’alimentation en eau potable, ils ne seraient pas privés d’eau ”. Et pour preuve, la réalité est bien là, sur le terrain, au village d’Ivoughardanen, un hameau situé au sud du chef-lieu et complètement oubliée.
Un habitant rencontré sur les lieux nous parle de la pénurie d’eau qui persiste dans tous les foyers de leur village. A ce propos, il nous a confié : “Nous avons droit à quelques litres par jour.” Selon notre information le manque d’eau trouve son origine dans la mauvaise distribution et la défaillance des canalisations des principales sources. Il est utile de souligner que la région d’Ath Laâziz est riche en matière de sources. Malheureusement, ces fontaines sont livrées à elles-mêmes et l’eau se déverse dans la nature. C’est vrai, une source d’eau n’est qu’une source naturelle, et l’eau doit s’écouler à ciel ouvert, mais il ne faut pas laisser les villageois privés de ce précieux liquide. El Anasser, Thala El Merg, Thala bumrig, Thala bugnni, Thala el Melh, Thala oullili et Amrig usanun sont la plupart des points d’eaux non exploités à ce jour.
La politique du pays se réside sur la réalisation des grands barrages d’eau à travers le territoire national, cela pour mettre fin à ce problème à long terme dont la wilaya de Bouira est concernée mais pas celle d’Ath laâziz. Cette information véhiculé” dans la région durant la dernière campagne électorale laisse entendre et confirme,
faisant dire aux Ath Laâziz : “C’est une preuve de marginalisation !” Et la commune d’Ath Laâziz avait eu un projet d’études d’AEP et de sources, confirme notre information. Par ailleurs, un autre problème accentue la vie déjà difficile des habitants de la circonscription d’Ath Laâziz, c’est celui des pistes et de l’impraticabilité des chemins. A ce jour, des villages tels que Semman, Ivoughardanen et Ivarvaren demeurent coupés du monde pour défaut de pistes aménagées. Même lorsque des pistes existent, leur état est lamentable. Elles sont boueuses en hiver, poussiéreuses et cahoteuses en été. Comme c’est le cas dans les villages de Chekouh, d’Ihambarken, d’Imbarken, Izouad, Ivoughardhanen, Thibaouanine. Des habitants ont annoncé “ que pour acheminer des matériaux de construction ou des sacs d’olives en saison oléicole, ils sont contraints de les porter sur leurs dos où d’utiliser des bêtes de somme”.
En un mot, les pouvoirs publics doivent revoir leur politique pour les campagnes rurale et se pencher sérieusement sur le cas de ces communes, dont celle d’Ath laâziz.
Amar Fedjkhi
