Le document placardé sur la façade principale du siège de l’APC fait office de dernier avertissement à l’endroit de nombreux occupants de logements sociaux et déjà mis en demeure de s’acquitter de leurs arriérés de loyers non réglés des années durant.
L’OPGI tente de persuader ses clients endettés, voire surrendettés de procéder au règlement de leurs factures pendantes sous peine de poursuites judiciaires à même d’aboutir, selon elle, à des » expulsions manu militari « .
Apparemment ces locataires aux revenus limités ou incertains peinent à honorer un loyer convenu avec l’OPGI dès lors qu’il ont eu accès à ces logements dits socio-locatifs. L’ennui est que les montants à payer sont importants et que les occupants de ces logements n’ont pour la plupart pas la capacité financière de s’en acquitter.
A Beni Mansour, c’est la même situation qui touche nombre de locataires des 20 logements attribués en 2004. Finalement en attribuant un logement locatif à des personnes sans ressources, l’Etat ignorait-il que l’on s’achemine inéluctablement vers une telle situation. La cherté de la vie semble être une condition supplémentaire pour que ces locataires qui s’échinent à survivre ne puissent pas remplir leur contrat avec l’OPGI. Conséquence ces citoyens peu solvables ou pas du tout solvables risquent d’être condamnés par les tribunaux à quitter les lieux mais pour aller où exactement ? Cette situation peu enviable laisse planer une menace palpable pour ces locataires qui risquent de se retrouver un jour S. D. F. à l’issue d’une hypothétique expulsion par la force publique.
Ne peut-on pas songer à un autre type de logements pour ces couches défavorisées de la société ?
De son côté, l’OPGI n’a d’autre choix pour recouvrer ce qui lui est dû que le recours à la justice.
Z. F
