l Excepté certainement quelques jeunes qui saisiront cette opportunité pour organiser des soirées bien arrosées, le réveillon du Nouvel an demeurera cette fois encore un non-événement pour bon nombre de familles villageoises qui ont plutôt d’autres préoccupations quotidiennes et banales. En effet, déjà que les bourses sont quasiment ruinées par cette onéreuse fête de l’Aïd et par également cette exponentielle érosion du pouvoir d’achat, les ménages ne veulent plus entendre parler de nouvelles fiestas surtout qu’une autre fête se profile déjà à l’horizon, à savoir Yennayer. « Je me contenterai que de cette fameuse bûche pour mes enfants et pas d’autres fantaisies ! » dira en substance un fonctionnaire qui n’arrête pas de se plaindre de la cherté de la vie. Il est utile de souligner que cette « mode » de réveillon était une chimère il y a de cela quelques années, et ce sont surtout les jeunes qui en ont fait un événement. C’est dire que le cœur n’est vraiment pas à la fête : « Nous n’avons rien à fêter ! Toutes les années se ressemblent, voire de pire en pis ! » arguera un maçon qui prétend ne connaître même pas la date d’aujourd’hui (hier, ndlr). Signalons en effet qu’aucune activité culturelle ou autre n’est prévue pour l’occasion au niveau de toute la circonscription. A tous ceux qui ne fêteront pas la nouvelle année, mais aussi à tous ceux qui réveillonneront nous leurs souhaitons quand même 2008 fois bonne année !
I. L.
