Qu’elles soient modernes ou traditionnelles, ces presses semblent avoir atteint leur rythme de croisière. A Boudjellil : on a relevé quelques unes qui sont opérationnelles et où les récoltes d’olives des citoyens commencent déjà à s’entasser dans l’attente d’être transformées. A Béni Mansour même topo : on constate que deux chaînes de transformations traditionnelles s’attellent à recevoir de la matière première. A première vue, tout indique qu’elles auront vraiment du pain sur la planche cette saison. Il semble aussi que nombre de paysans ou métayers n’ont pas encore ramené leur récolte d’olives, préférant la fin de la cueillette pour le faire.
Ces derniers agissent de la sorte pour pouvoirs faire au temps opportun un transport au coût limité vers les huileries. Ces petites entreprises de transformation vont pouvoir fonctionner, étant donné la tardivité de la campagne oléicole et l’abandance des olives jusqu’en mars. Le moins que l’on puisse dire est que ces établissements son pourvoyeurs d’emplois directs et indirects quoique saisonniers. Selon les premières spéculations, le rendement reste pour le moment en deçà des atteintes même si d’aucuns savent que comme chaque année il est appelé à s’améliorer progressivement. La cueillette bat son plein et les familles concernées par cette besogne des champs qui n’est pas de tout repos semblent profiter des vacances scolaires et de la clémence de la météo pour appeler les scolarisés à la rescousse. Pour rappel, l’huile de cette région compte parmi les meilleurs du pays. Les citoyens lui trouvent, comme celles des régions d’Ath Abbas et des Bibans, dans la wilaya de Bordj Bou Arreridj, une saveur toute particulière qui en fait un produit qui porte le sceau du terroir. Cette qualité indéniable, elle la doit sans doute au fait que les vergers oléicoles ne sont pas irrigués, ce qui leur confère toujours ce caractère « Bio » qui lui donne une place de renom dans l’agriculture de montagne qu’on y pratique. Enfin, les propriétaires de vergers importants vendent leur production d’huile pour acheter d’autres produits indispensables à la vie. Ceux qui en produisent moins se limitent à faire de l’oléiculture une activité destinée tout juste à subvenir à leurs besoins personnels. Enfin, étant donné les accidents divers qui guettent ceux qui pratiquent cette tâche saisonnière pour laquelle ils ne sont généralement pas assurés, il est utile de rappeler que la prudence reste de mise. Les imprudences commises par exemple lorsqu’on grimpe dans les oliviers pour cueillir les olives sont à l’origine de chutes parfois graves, de même que lorsqu’on s’improvise paysan pour effectuer par exemple la taille de régénération : on s’expose alors à des risques d’un autre genre puisqu’on est appelé à manipuler des outils tranchants pour lesquels on n’est ni formé ni préparé.
Z. F.
