» Ce projet est une coquille vide  »

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« Le Conseil des lycées d’Alger avait décidé, rappelle-t-on, une action similaire le 15 janvier prochain en hommage à ce grand syndicaliste estimé par toutes les personnes qui l’ont côtoyé durant sa longue vie de militant pour les droits socioprofessionnels des enseignants mais aussi des fonctionnaires », a précisé, M.Maziane Meriane, coordinateur national du Syndicat national autonome des professeurs d’enseignement secondaire et technique.

Après une minute de silence, en hommage au défunt Osman ; M.Meriane dira qu’ « on a choisi cette date pour exprimer notre solidarité à ce grand syndicaliste qui avait toujours privilégié la convergence dans l’action syndicale ». A l’issu d’un point de presse organisé, hier, à Alger, le porte-parole du Snapest, fera savoir que ce mouvement de protestation est décidé afin de dénoncer le « laminage insupportable du pouvoir d’achat » des fonctionnaires. Il s’agit également, selon lui, de contester le « déni d’existence des syndicats autonomes » par les pouvoirs publics qui refusent d’associer ces organisations dans tout processus de négociation. S‘ajoutent à cela, les conditions de vie et de travail « précaires » des enseignants qui n’arrivent pas à joindre les deux bouts et faire face à la cherté de la vie. A cet effet, il abordera le sujet de l’augmentation des salaires annoncée pour le mois de février qui, selon les estimations, n’aura aucune incidence puisqu’elle est absorbée par la hausse des prix des produits de première nécessité. « L’érosion du pouvoir d’achat est insupportable par l’inflation incontrôlable », insistera-t-il. Outre le statut particulier, M. Meriane a évoqué la question relative aux primes, qui selon lui, risquent d’être supprimées.

Car, expliquera-t-il, avec cette nouvelle grille, les primes seront calculées sur la base du nouveau salaire de base et non sur l’ancien salaire. Autre sujet relevé par M.Meriane, celui de la marginalisation des Syndicats autonomes. « Ces derniers, qui ont pourtant une importante représentativité dans la Fonction publique, demeurent marginalisés par le gouvernement », a-t-il souligné, avant d’ajouter qu’ « ont doit démontrer aux pouvoirs publics que sur la scène syndicale, il n’y a pas seulement l’UGTA, il y a des syndicalistes qui sont soucieux de l’avenir « . Il a par ailleurs, annoncé que l’avant-projet présenté le mois de juin 2006 à la tutelle est rejeté à cause, dira-t-il, des ajouts par ladite tutelle. Ce projet, de son avis, est une coquille vide. A ce propos, il fera savoir que la coordination nationale des syndicats autonomes a également décidé de publier par voie de presse une lettre ouverte, aujourd’hui 3 janvier, au président de la République dans le but de solliciter son intervention immédiate pour la prise en charge des revendications socioprofessionnelles légitimes des fonctionnaires. il y a lieu de rappeler que cette coordination nationale regroupe douze syndicats autonomes de différents secteurs de la Fonction publique : éducation (Snapest, Satef, Unpef et Snte), santé publique (Snpsp, Snpssp, Snpdsm, Snmasm, Snapsy) et l’enseignement supérieur (CNES).

Cette coordination participera également à cette journée de protestation. En somme, signalons que la coordination se réunira le 5 et le 6 du mois en cours pour la mise en œuvre des préavis afin de les remettre aux tutelles respectives.

Nabila B.

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