Traversant la commune d’Ahnif du nord au sud sur une trentaine de kilomètres, le CW11 qui prend naissance à partir de la RN 05 pour relier par le versant sud la commune d’Ahl El Ksar, est dans un état de désuétude avancée, nécessitant une prise en charge urgente pour sa réfection et l’avantage du reste du goudronnage, des rigoles, des fossés pour écoulement des eaux et quelques ponts et passages busés aux endroits de traversées des rivières.
La route trop étroite du reste, parsemée de crevasses et avec des voies impraticables sur une bonne partie de l’itinéraire, est actuellement très fréquentée par les usagers, en particulier les camions de gros tonnage de l’entreprise chinoise qui réalise une tranche de l’autoroute du territoire de la commune, d’où une prise en charge même sur le plan de signalisation routière. Ainsi, d’après la population, ce chemin reste assez dangereux au niveau des virages au lieudit Akarrav et ceux d’Ighzer Oumaziav (chemin déblayé parfaitement mais non goudronné) et l’existence d’un pont dans cette localité que traverse une rivière qui ne manque pas de risques, elle aussi, en particulier pendant les périodes de pluies torrentielles. Ce dernier a été réalisé en achèvement naturel du relief accidenté qui se voit submergé par les eaux des différentes crues de la rivière. Il est à noter que ce chemin a déjà bénéficié d’une réfection en matière en 2003, mais selon les citoyens, les travaux ont été médiocrement réalisés, butant actuellement sur le refus en particulier des transporteurs de voyageurs de le fréquenter de façon assidue pénalisant ainsi les populations de ces localités dans leurs déplacements quotidiens.
Absence des infrastructures de bases et des services publics, outre la décennie noire dont avait souffert cette même localité, ont fait que de nombreux citoyens l’ont déserté momentanément pour la regagner par la suite ; mais le minimum vital est exigé pour éviter l’exode massif vécu ces quelques dernières années.
Messaâd Kaci
