Visiblement, loin de toutes les normes sanitaires, la marchandise destinée à la large consommation pendant ce mois de ramadhan, est exposée quotidiennement dans les différents «coins» du chef-lieu de la commune d’Ahl El ksar.
Au premier jour de ce mois de jeûne, des marchands activant par dizaines seulement pendant ce mois, ont investi la place publique, tout près du siége de l’APC, alors que la gendarmerie leur a intimé l’ordre de se déplacer au marché hebdomadaire. Cependant, éloigner ces marchands du centre du chef-lieu et éviter de fait l’encombrement et l’anarchie que causerait leur activité ne semblent pas donner de meilleurs «résultats». En effet, imaginons que toutes sortes de gâteaux, de légumes, de fruits, d’épices…sont exposés, à longueur de journée sous un soleil de plomb, dans des conditions déplorables, mais aussi des volailles, qui sont tous vendus dans un périmètre très exiguë.
Sans doute, des conséquences néfastes compromettant la santé des consommateurs sont à prévoir. Pis encore, les prix sont exorbitants. Ainsi, pour exemple, les carottes sont cédées à 80 DA pour le kg, les pommes de terre à 60 DA, la salade se vend 65 DA, l’oignon 40 DA, le kg de volaille à raison de 300 DA, la viande rouge 700 DA, etc. voilà, le coût du couffin d’une famille de six membres seulement par exemple qui devrait débourser 4500 DA, au minimum par semaine.
Les ménages à faibles revenus seront, comme à l’accoutumée, frustrés et surendettés. En somme, l’avidité et l’insouciance des commerçants se conjuguent avec «les mauvaises habitudes», notamment alimentaires de nos ménages pendant ce mois, dit sacré, caractérisé par un quotidien peu reluisant à Ahl El ksar.
L. M.
