La campagne oléicole passe à la vitesse supérieure

Tous les agrégats y sont réunis : le beau temps, le renforcement des effectifs, les touizas et sans oublier l’ouverture de presque la totalité des huileries au niveau de la région qui en compte plus de 60 unités de transformation.

Les paysans et les métayers généralement accompagnés des membres de leurs familles se voient quotidiennement prendre les différents chemins de leurs champs et propriétés pour le ramassage et la cueillette de la totalité du produit. Ces derniers jours, les familles profitent même des vacances d’hiver pour agrandir la masse humaine en intégrant leurs progéniture pour leur porter une aide en matière dont l’optique d’achever la campagne aussi rapidement que possible.

La production cette année reste mi-figue mi-raisinsd’après les propriétaires des huileries comparativement aux années précédentes, mais le rendement au quintal d’olives reste satisfaisant car d’après leurs dires il variera entre 15 et 18 litres au quintal au démarrage de la dite campagne, et les prévisions restent prometteuses d’ici sa clôture où elles peuvent atteindre les 20 à 22 l/q.

Les huileries ont démarré depuis belle lurette et procèdent à la réception des sacs pleins d’olives dans leur vastes aires de stock tout en programmant le passage à la transformation au fur et à mesure de l’arrivée des productions brutes.

Un éventail de choix des huileries se présente aux agriculteurs qui de la traditionnelle en passant via la semi continue jusqu’aux huileries modernes. Chacun optera pour celle qui lui sied le mieux et qui va avec la qualité de l’olive dont il est propriétaire.

Parlant de la qualité des l’olive est aussi important car de celle-ci dépendra la qualité de l’huile récoltée.

La région de M’chedallah est réputée pour la grande qualité de son huile dont elle est productrice puisqu’on y trouve de l’huile normale en passant par la semi vierge à la plus raffinée, en l’occurrence l’extra vierge.

Cette dernière est célèbre pour son léger degré d’acidité (il est l’un des plus bas au monde soit 0,48%).

L’oléiculture reste une agriculture de montagnes et ses habitants en font une de leur principale resource financière en particulier pour les familles en mal aisance financière. C’est ainsi qu’une bonne partie de ces familles cèdent une partie de leur production soit en son état brut (le prix de cession pour cette année aurait varie entre 3 500 ou 4 000 DA le quintal) soit après transformation sous forme d’huile. Le prix du litre d’huile cette année risque de grimper davantage à cause du manque de la production ; les huileries le cèdent actuellement en pleine campagne d’olives entre 200 et 300 DA, de quoi faire enorgueillir les paysans et les agriculteurs, car faut-il le rappeler, le ramassage est pénible voire non sans grands risques au regard des méthodes usées actuellement qui restent encore traditionnelles en tablant sur le travail manuel d’un côté, et de l’autre côté, sur le nombre de blessés et de morts, au cours des différentes chutes, qui se sont produites puisque la campagne oléïcole de 2007 a buté sur la mort de pas moins de 64 personnes.

Messaâd Kaci