Les unités de soins sans médecins

Si le centre de santé du chef-lieu possède un personnel qu’on peut dire suffisant (deux médecins, deux dentistes et quatre agents paramédicaux), il n’en est pas de même pour les unités de soins implantées dans les villages. En effet, depuis une décennie décernée, ces infrastructures sanitaires ne rendent plus les services qu’il faut pour les citoyens. Les prestations de ces dernières ne se limitent qu’à quelques actes tels les pansements ou encore les injections. Et dans la plupart des cas, les produits pharmaceutiques manquent énormément à telle enseigne que l’infirmier se trouve contraint à demander au patient d’acheter le seringue et même le coton. Cependant, l’absence du médecin généraliste dans ces unités de soins pénalise beaucoup les habitants dans les zones rurales. Effectivement, le passage du médecin a été suspendu depuis belle burette. D’ailleurs, lors de la visite du wali dans la daira de Draâ El Mizan, les comités de villages l’ont interpellé à ce sujet. « La consultation médicale chez un praticien privé revient à 300 dinars sans compter bien sûr les frais de déplacement du malade qui s’élèvent au double de la consultation. Ne faudrait-il pas réhabiliter le passage du généraliste dans les villages ? », s’était interrogé le représentant d’Ath Yahia Moussa. Pour beaucoup de citoyens qui ont appris que le sous secteur sanitaire de leur localité a été doté d’une ambulance, il est possible que le médecin y passe. Du côté d’une source locale, le manque de personnel ne permet pas la concrétisation, de cette demande en ce moment. Cette localité ô combien déshéritée, ne possède que ce centre de santé. Et l’absence du point de garde nocturne soulève parfois des altercations entres les parents de patients et le responsable du centre. « Le statut du centre de santé est clair et ne permet pas cette demande. Quand le centre changera de dénominations, ce sera possible », nous a précisé un agent paramédical qui a préféré garder l’anonymat.

Amar Ouramdane