Il attend un logement social depuis 25 ans !

Le dossier était reste prisonnier des tiroirs de la bureaucratie, alors que le paria demandeur du droit au logement attendait patiemment dans son petit coin de misère, où se logent lui et sa progéniture espérant qu’un jour leur demande soit satisfaite.

Et l’attente s’éternise sans que le vœu ne soit exaucé. Et après quatre années d’attente, et contre toute attente, le pauvre se voit octroyer un lot promotionnel en date du 31 mai 1987 dans la même localité. Et le nom de son frère fut associe au sien. « Ce n’est pas méchant », disait-il à l’époque des faits. « Après tout c’est mon frère bon sang ! » se gardait-il d’ajouter. Mais toujours pas de logement. « Quoi faire d’un lot quand on ne dispose pas de moyens pour le bâtir ? » s’interrogeait alors le pauvre bonhomme. C’était alors l’idée du désistement qui tournait dans sa tête. Après quoi, les démarches nécessaires sur le terrain miné de l’administration s’en étaient suivies. Après quoi il en était sorti les mains vides.

Et l’idée d’avoir bénéficie d’un lot de terrain quitta sa tête usée par l’attente d’un logement qui ne venait pas. Pas question de laisser tomber. Un nouveau dossier fut alors déposé en date du 13 janvier 1996 et sous le même numéro. Et la suite qui lui fut réservé était la même. C’était sans surprise : une fin de non-recevoir injustifiée. Et le malheureux commençait du coup à perdre les pédales. Aujourd’hui il est dans la catégorie des invalides. Sa carte d’invalide est arborée à chaque fois que l’occasion se présente mais les cœurs sont insensibles chez quelques-uns. Et le malheureux ne sait plus où mettre les pieds, à quelle porte frapper…à quel saint se vouer. Armé de courage et de patience, le paria a introduit une nouvelle demande en 2003 et encore en 2007.

Surprise ! Son dossier a été retenu et son nom figurait parmi les bénéficiaires de la toute nouvelle cité des 115 Logements de la ville d’El Kseur.

Retournement de situation à la dernière minute. Son nom a été tout simplement gommé de la liste. Motif : « Vous aviez déjà bénéficie d’un lot promotionnel en 1987, alors pas de logement », avait-on sèchement justifie. Chaviré par une telle décision ? Bouachour Rabah fait de la porte à porte pour raisonner ses détracteurs qu’il s’était désisté du lot de terrain, et ce depuis belle lurette. Mais qui veut l’entendre ? Personne.

Dans l’un de ses multiples recours introduits auprès des responsables en charge du secteur le paria écrit : « Etant pré-bénéficiaire d’un logement social en date du 22 janvier 2007 et en date du 7 août de la même année le P/APC d’El Kseur m’informa de ma mise à l’écart de la liste initiale… Je vous prie monsieur le président de remédier à cette situation qui risque de briser un foyer déjà fragile ».

D. S.