Cette année, il donne l’impression que les choses vont dans le sens du changement, si l’on se fie aux aménagements ainsi qu’au travail pédagogique réalisés par une équipe soucieuse de sortir l’établissement de ce carcan. Ainsi, depuis quelques mois le chantier d’aménagement du bloc internat a emboîté le pas à celui de la rénovation du chauffage central, élément indispensable à cet établissement perché à 1 200 m d’altitude et qui souffre cruellement du froid de septembre à juin. Avec le réaménagement des cuisines prévu pour bientôt, le lycée a de fortes chances d’être au rendez-vous septembre prochain pour accueillir en régime « internat » les élèves éloignés. Notons qu’à son ouverture en 1988, l’établissement était doté d’un internat filles. En outre, une bonne partie du matériel pédagogique a été remplacé, tant en tables scolaires qu’en tableaux et autre matériel didactique. Parlant de ce volet, M. Kacioui, le directeur par intérim, insiste sur le projet d’établissement élaboré en collaboration avec le personnel, avec comme objectif d’arriver à obtenir des résultats honorables au baccalauréat. C’est dans ce sens d’ailleurs qu’un programme de cours de soutien continu, englobant le lundi après-midi, a été mis en place pour toute l’année. La stabilité du personnel pédagogique renforcée par du personnel de soutien pèsera sans nul doute dans la balance… En plus d’un gestionnaire, des spécialistes en informatique – laboratoire et bibliothèque – ont été recrutés pour prendre en charge ces services qui étaient confiés auparavant à des agents sans qualification. La bibliothèque dont les rayons semblent perdus dans ce local immense pourrait être plus accueillante pour répondre à la demande de nombreux lycéens. Ses dimensions contrastent d’ailleurs avec celles de la salle de sport, mitoyenne, que les enseignants d’EPS aimeraient voir plus fonctionnelle. D’après notre interlocuteur, des fiches techniques ont été élaborées dans le but d’obtenir la réalisation de terrains de sports qui manquent cruellement à l’établissement. L’assiette d’implantation existe : il ne reste aux autorités qu’à l’exploiter pour la pratique sportive. Ces carences n’empêchent pas pour le moment le démarrage des activités culturelles et sportives entrant dans le cadre de l’ACCES et prises en charge par les professeurs de sport et de dessin. Avec les moyens matériels mis en place par l’Etat, il ne manque plus que les résultats lesquels devraient suivre pour effectivement sortir le lycée de jeunes filles de la place de dernier de la commune.
Nacer B.
