La situation dans laquelle évoluent les services de l’administration des impôts-inspection et recette de recouvrement-dans la ville de Larbaâ Nath Irathen, a depuis longtemps été un véritable casse-tête chinois pour la population comme pour les responsables locaux faisant ressortir l’éxiguité des locaux, la dégradation et la vétusté avancée des lieux où sont accueillis quotidiennement les assujettis, ainsi que le manque en personnel dont le nombre – dû justement à cet état de fait ne répond que partiellement au flux des citoyens. Le contribuable ne trouve plus de confort et la prestation exigés par les normes, avec l’absence d’informatisation et la communication avec les citoyens, lenteur dans les recherches pour l’obtention d’un extrait de rôles ou tout autre document etc… Parfois les gens sont obligés d’attendre à l’extérieur car, la ou (les) salles ne pouvant les contenir. Des années durant, les uns comme les autres, employés et redevables se sont plaints de tant de difficultés, et ont dénoncé la précarité dans le travail ainsi que la prise en charge défaillante. En outre, et à titre d’exemple le siège de la conservation foncière par manque de locaux, a été implanté dans le chef-lieu de la commune, daira de Tizi Rached, distant d’une vingtaine de kilomètres environ de Larbaâ Nath Irathen. Les citoyens doivent rallier à chaque fois cette distance pour l’établissement de certificats ou autres papiers. Et cela se passe de tout commentaire. Les prémices d’une amélioration se sont dessinées en 1996 où un projet pour la construction d’un centre financier, qui devait regrouper tous les services inhérents à cette institution, à proximité de l’APC dans l’enceinte de l’ex-CEM filles « en abandon ». Mais ce dernier (le projet) n’a pas abouti à cause, nous dit-on, de l’assiette ne répondant pas aux normes techniques requises…. ? A ce jour le projet en question demeure agonisant. En tout état de cause, la nécessité d’une telle réalisation s’avère impérieuse et urgente dans le processus de modernisation de l’administration des impôts. Les habitants, notamment les commerçants, ne cessent de réclamer pourquoi la ville de l’ex-Fort National n’est pas dotée d’une telle infrastructure digne de ce nom. Et la ville de Abane Ramdane, ne mérite-t-elle pas beaucoup plus que ça ?
S. K. S
