Baqalem, dans le noir, depuis des années

Composé de plus d’une cinquantaine d’habitations, regroupant une population d’environ deux cents âmes, Baqalem, un village de la commune d’Aïn El Hammam, ne semble pas attirer l’attention des autorités quant à l’amélioration de son cadre de vie. Il n’est plus ce havre de paix où il faisait bon vivre.

Ses habitants se démènent pour sortir de cette situation peu enviable. Des la nuit tombée, cette petite agglomération qui renferme, tout de même, une école et un centre de formation professionnelle, plonge dans le noir total. Ce qui par les temps qui courent, crée un climat d’insécurité pour les citoyens appelés à rentrer tard. C’est la peur au ventre que les gens se déplacent de peur d’être agressés à la faveur des ténèbres.

En dehors de l’école primaire et du centre de formation artisanal pour jeunes filles, on n’y trouve aucune infrastructure culturelle ou sportive. Le club sportif local a fini par limiter ces activités, nécessitant un terrain ou une salle de sports.

L’APC Inscrit le bitumage des ruelles et de la piste dans le cadre des PCD de l’année 2006. Malheureusement, les projets sont restés dans le domaine des promesses.

C’est comme si ce petit village était condamné à vivre en marge du développement. Malgré tout, ses habitants ne perdent pas espoir de voir la nouvelle APC s’occuper d’eux, en améliorant un tant soit peu, leur cadre de vie.

Baqalem que certains continuent à confondre avec Ouaghzen, mérite mieux que le statut de village dortoir.

Nacer B.