Le calvaire des automobilistes

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L’entreprise désignée a engagé de grands travaux d’élargissement et de réalisation d’ouvrages d’art. Mais, aujourd’hui, les automobilistes souffrent en empruntant cette route.

“On ne peut plus rouler. L’état de cet axe nous cause des désagréments énormes. Si avant le lancement des travaux le trajet ne nous prenait que vingt minutes, maintenant, on le parcourt dans presque quarante minutes”, nous a signalé un transporteur assurant la liaison entre les deux villes, poursuivant : “Nous nous demandons quand les travaux prendront fin. Mais au rythme où ils sont menés il faudra peut-être attendre des années. On a entendu dire que l’entreprise a abandonné pour cause de non-paiement”. D’ailleurs en raison de toutes les difficultés que rencontrent les transporteurs, nombreux sont ceux qui ont abandonné cette ligne à telle enseigne que les usagers de cette route ne sont pris en charge que par les clandestins.

Indubitablement, le tarif passant de vingt à vingt-cinq dinars trouverait sa raison dans l’état de cette route. On n’évoque pas une dégradation ou des nids-de-poule, mais plutôt l’impraticabilité de la RN 25 alors que de Tizi Larbaâ relevant de Draâ El Mizan ce sont les virages dangereux qui enveniment la circulation sur cette distance parsemée de dangers au quotidien. Pour le reste de cette Route nationale de Draâ El Mizan jusqu’au pont noir, tout reste au stade des études. “Combien de fois avons-nous vu les topographes prendre les relevés mais on ne sait quand les travaux commenceront”, nous dira un chauffeur de taxi assurant la ligne de Tizi Ouzou à Bouira. Si l’autoroute Est-Ouest réduit le trafic sur la RN 05 entre Lakhdaria et Aomar, la liaison vers Draâ El Mizan via la RN 25 demeure un calvaire pour les automobilistes.

Amar Ouramdane

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