C’est dans la journée de jeudi que le corps sans vie du jeune B. Boudjemaâ, âgé de 28 ans, a été trouvé pendu à un arbre dans un ravin situé non loin du domicile familial.
La nouvelle de ce drame s’est propagée telle une traînée de poudre aux quatre coins de la commune de Timezrit, semant émoi et consternation parmi la population, surtout ceux qui ont côtoyé le jeune malheureux. Connu pour son calme et sa gentillesse, personne ne le présageait à une fin aussi atroce. Ce fléau, qui est le suicide et qui a endeuillé ces dernières années plusieurs familles, notamment en Kabylie, est une façon pour nos jeunes de signaler à la société et surtout à nos gouvernants la misère, le désarroi, leur marginalisation, le marasme social et le désespoir dans lesquels ils se débattaient en silence, eux qui sans travail, voyaient l’avenir en noir, et voyaient comme seule issue le tombeau via la pendaison, ou la mer. A quoi servent les milliards de dollars du pétrole engrangés quand le petit peuple est au bas fond de l’enfer ?
B. R.
