l Les élus des municipalités de Maâtkas et de Souk El Tenine vivent la peur au ventre ! En effet, ils appréhendent tout simplement la quote-part des Plans communaux de développement (PCD) qui leur sera octroyée par la commission d’arbitrage qui se réunira demain au niveau du siège de la wilaya de Tizi Ouzou. Il est utile de rappeler que ces deux communes déshéritées accusent un grand retard dans le développement local particulièrement dans certains domaines tels l’assainissement et l’évacuation des eaux usées, le revêtement des chemins vicinaux, la viabilisation, l’enclavement, l’entretien des bâtiments municipaux, les parcs mobiles (ramassage scolaire)…
Pour rappel, ces deux collectivités locales n’ont quasiment pas de ressources financières à l’exception des subventions de l’Etat et des budgets alloués dans le cadre des PCD et des PSDA. A signaler que tous les crédits alloués jusque-là ont été totalement consommés.
A titre d’exemple, les 42 millions de dinars de l’exercice 2007 avait été dépensés bien avant terme l’année précédente. « Nous espérons des budgets plus conséquents pour les cinq années à venir et nous nous engageons à ne remettre aucun sou au Trésor public ! » diront deux élus de Maâtkas.
Cette dernière commune compte, en effet, plus de 45 villages et vient de dépasser maintenant le cap des 36 000 habitants.
« A ne pas comparer donc avec les petites communes de 2 ou 3 villages qui ne comptent que quelque 10 000 habitants » nous précisera un membre de l’exécutif communal de Maâtkas. Nous y reviendrons !
Idir Lounès
