Complot contre la JSK ?

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La dernière journée du championnat, disputée jeudi, a été marquée par plusieurs erreurs d’arbitrage, qui ont influé sur les résultats de certaines rencontres, au point où la FAF, d’habitude très réservée sur le sujet, n’a pas tardé à réagir pour prendre les premières décisions suite à la vague de contestations enregistrée contres les hommes en noir.

L’une des équipes à avoir crié au scandale est la JSK qui a été tout simplement spoliée d’un but tout fait par le juge de touche lequel a injustement refusé la réalisation de Douicher pour une position de hors-jeu imaginaire. Les images de la télévision ont été très claires. Le joueur de la JSK a démarré derrière les défenseurs lorsque son coéquipier lui avait adressé la passe. Si le juge de touche avait validé ce but, le match aurait connu une autre issue et la JSK pouvait même revenir avec les trois points de la victoire sans que personne ne crie au scandale.

Malheureusement, ce qui s’est passé dans l’après-midi à Saïda n’était pas un fait isolé puisque quelques heures plus tard, dans la soirée de vendredi, le public sportif a assisté à une autre anomalie, en direct également sur le petit écran.

L’arbitre assistant du match MCA-ESS avait accordé un but-cadeau à un joueur sétifien alors que ce dernier était dans une position de hors jeu d’au moins cinq mètres.

Malgré les contestations des joueurs du MCA, l’homme en noir n’a pas voulu contredire son assistant. En l’espace de vingt-quatre heures, nous avons assisté en direct à deux “maladresses” des arbitres qui sont venues confirmer le malaise qui ronge notre sport-roi, lequel n’arrive pas à relever la tête.

Ces deux erreurs flagrantes de l’arbitrage seraient passées inaperçues, sans cette campagne menée par deux président de clubs à l’encontre de la JSK, laquelle à leurs yeux bénéficie des largesses du corps arbitral. Menadi de l’USMAn et Serrar de l’ESS, ont accordé leurs voix pour fustiger leur homologue kabyle, l’accusant ni plus ni moins d’avoir les arbitres à sa solde.

Pour eux, la JSK gagne ses matchs grâce à la bénédiction des arbitres. Serrar est allé plus loin, en déclarant qu’il doutait de l’issue du match de la JSK face à Saïda, trois jours avant son déroulement avant que Menadi ne convoque à son tour une conférence de presse pour déverser son fiel sur la JSK qu’il accuse d’être favorisée par les arbitres. Le président de Annaba est allé plus loin en appelant les autres présidents de clubs a former un clan afin de faire barrage à la JSK. Une proposition qui a vite trouvé écho chez son ami Serrar qui ne pouvait s’offrir meilleur cadeau pour tenter de contrer la JSK.

Devant tout ce tapage et après ce qui s’est passé à Saïda, le président de la JSK qui s’était au départ abstenu de faire le moindre commentaire a fini par sortir de sa réserve en dénonçant la campagne de déstabilisation aux relents régionalistes visant son équipe.

Conforté par ce qui s’est produit à Saïda et au stade du 5-Juillet, Hannachi qui a avoué que son équipe « dérange par son statut de leader non seulement du championnat mais aussi du football national » a directement interpellé les plus hautes instances du football afin de mettre un terme aux agissements de certains présidents qui veulent envenimer la situation.

Un appel qui n’a pas été sans écho puisque la FAF a vite réagi en prenant des mesures à l’encontre des arbitres fautifs en les suspendant. La FAF a également convoqué Serrar et Menadi, respectivement président de l’ESS et de l’USMAn pour s’expliquer sur leurs dernières déclarations.

A.C.

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