Le oui, mais…de Belkhadem

Partager

La diplomatie algérienne vient de s’illustrer dans sa dernière sortie par la voix du chef du gouvernement, A. Belkhadem, concernant la demande formulée par le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki- moon, à savoir l’envoi d’une commission d’enquête suite aux attentats du 11 décembre dernier.

Le chef du gouvernement, A. Belkhadem, a réaffirmé avec énergie et fermeté la position du gouvernement Algérien, en déclarant récemment que l’Algérie accepte l’envoie d’un groupe d’experts afin de renforcer les mesures sécuritaires autour des bâtiments de l’ONU, au profit de ses fonctionnaires, à condition que la même démarche soit entreprise au même titre à travers d’autres pays concernés.

Le chef du gouvernement a affirmé, avant-hier, à la presse, au Conseil de la nation que les contacts entrepris avec les Nations unis ont inclus une seule proposition de la part des Algériens, ce qui démontre, dira-t-il, leur bonne volonté de réagir positivement aux demandes formulées par les Nations unies.

A ce titre, il dira que :  » Nous avons assuré aux responsables onusiens que nous sommes disposés à coopérer avec eux, s’il s’agit de prendre des mesures sécuritaires qui entrent dans le cadre de la protection des fonctionnaires et des bâtiments des Nations unies.  » Toutefois, le chef du gouvernement précisera que l’accord de principe est conditionné par son extension à plus d’un pays.  » Nous n’intervenons dans aucune mesure que les Nations unies jugent adéquates pour ses fonctionnaires et ses structures, mais à condition qu’elle ne soit pas appliqué uniquement en Algérie « , enchaînera-t-il. Rappelons que beaucoup d’encre avait coulé suites aux attentats du 11 décembre dernier, qui ont été perpétré contre le siège des Nations unies par des terroristes kamikazes et qui avaient fait 37 morts dont au moins dix morts parmi le personnel des Nations unies.

Le chef du gouvernement à déjà annoncé quelques jours après que le SG de l’ONU, Ban Ki moon ait fait part de son intention de dépêcher une commission composée d’experts internationaux indépendants pour enquêter à Alger, que « les autorités algériennes ont fait une enquête et ont présenté le rapport de conclusions aux Nations unies… si la décision de l’ONU vise à sécuriser tous les bâtiments de l’ONU, qu’elle le fasse. »

Ahmed Kessi

Partager