A quand la réhabilitation du bureau de poste

Et pour cause, la qualité des prestations connaît une nette détérioration pour des raisons diverses, à commencer par l’exiguïté des locaux abritant à la fois les agences de Aïn Zaouia et celle de Boumahni.

En effet, l’édifice postal jouxtant le siège de l’APC est devenu un lieu de contestation à chaque échéance de payement des pensionnaires, notamment lorsqu’il s’agit de la catégorie des ayants-droit. En fait, ce sont les veuves et les filles de chahid qui endurent le plus à cause des longues attentes devant les guichets et même à l’extérieur de l’établissement.

Ce phénomène n’est pas nouveau depuis la dégradation de la situation sécuritaire dans la région, laquelle a contribué en partie à la fermeture de la structure de Boumahni, pourtant située juste à côté d’un détachement de la garde communale ; autre fait marquant, c’est sans doute le manque de personnel pour faire face à une clientèle qui ne cesse de s’accroître au fil des années. A ce sujet, il faut savoir qu’actuellement pour une population avoisinant les 12 000 habitants, un seul agent est en poste pour accomplir l’ensemble des tâches, à savoir le traitement et la distribution du courrier et le payement des mandats au demeurant répondant à toutes les normes d’accueil du public, rien n’indique qu’un changement aura lieu pour mettre fin au calvaire des prestataires, dont certains nous ont évoqué la possibilité de mener une action pour exprimer leur colère et leur désaveu, surtout lorsqu’on sait que des femmes d’un âge avancé sont soumises périodiquement à des conditions d’attente intolérables.

Certes, les responsables du secteur évoquent à chaque fois le manque de postes budgétaires, le manque de moyens pour acheminer les dépêches postales et l’insécurité, mais pour le citoyen rien ne peut justifier le problème de liquidités dans les postes et les centres payeurs.

M. Haddadi