Rien ne semble s’améliorer chez les directeurs d’écoles primaires dans la wilaya de Béjaia. Dans un communiqué parvenu à notre rédaction, daté du 17/05/2005, le syndicat wilayal des directeurs d’écoles primaires, affilié à la FNTE, s’est particulièrement indigné de l’état des lieux aux-quels sont réduits les directeurs d’écoles. « Alors qu’on s’attendait à une amélioration de la situation du secteur de l’éducation dans la wilaya (… ), à soutenir les directeurs et les aider dans leur tâche », le syndicat s’est étonné de voir « les décisions ministérielles bafouées ». Les rédacteurs, estiment que « c’est un retour à la case départ à travers les tentatives de certains éléments auxquels le champ a été ouvert pour raviver les vieux problèmes entre les directeurs et les inspecteurs autour des tâches et prérogatives de chacun, pourtant claires dans les textes officiels ». Les directeurs, sont de l’avis du syndicat, lésés sur le plan social, menacés constamment, laissés pour-compte quant à leur charges et privés de tout soutien par l’administration. Le document juge que les deux précédentes réunions avec le directeur de l’éducation n’ont eu aucun écho. Le syndicat invite, encore une fois, « à la concrétisation sur le terrain de tous les accords passés avec les anciens et le nouveau directeur de l’éducation ». Poussant plus loin leurs positions, les rédacteurs menacent de « ne pas vendre les livres scolaires de l’année 2005-2006 et tenir l’administration compétente pour responsable des conséquences, si toutefois celle-ci ne daigne pas revenir sur ses positions ». Il affirme que son communiqué, enfin, tient bien d’un préavis de grève.
S. A. B.
