A commencer par le chef-lieu : la vétusté du réseau est à l’origine du rejet des eaux usées juste à l’entrée de l’ex-Oued Ksar, en venant de Tizi Ouzou. Cette situation n’échappe pas aux usagers de la RN25, notamment en été. « Cet égout à ciel ouvert se déverse dans la rivière depuis des années », a fait remarquer un voyageur à bord d’un bus. Certes, les autorités locales n’ont ménagé aucun effort afin d’obtenir une enveloppe financière pour réaliser un réseau qui résoudrait ce problème normalement. En vain.
D’ailleurs, du temps des administrateurs, des fiches techniques ont été élaborées et même présentées à un wali en visite dans cette commune. Aujourd’hui, la même situation est vécue dans les villages. Des citoyens du versant ouest, qui avaient recouru aux fosses septiques menaceraient les conduites d’eau potable. Aussi bien les grands villages tels Tafoughalt, Lâilalen qu’Ath Attela n’ont pas de réseaux dignes de ce nom. Ainsi, à Tafoughalt, les citoyens se plaignent du fait que les eaux usées sont déversées dans les champs à proximité des maisons.
« Le projet a été réalisé en 1974 ; notre village ne comptait que le tiers de foyers par rapport à aujourd’hui ; et puis, n’oubliez pas que les buses étaient trop étroites que maintenant elles sont toutes bouchées. De nombreuses constructions nouvelles n’en bénéficient pas », nous a dit à ce sujet un citoyen du village. Pour le maire de cette commune, il faudrait un plan Marchal pour venir à bout de ce problème. « L’étude coûte déjà jusqu’à une centaine de millions de centimes. Pour doter un seul village dans le cadre des PCD, il faudrait peut-être attendre cinq ans. Nous sollicitons la wilaya de prendre ce problème dans le cadre du budget complémentaire », nous a déclaré un élu de l’APC. Les autorités locales disent qu’elles vont prendre ce problème à bras le corps. « C’est l’une de nos priorité », nous a confié le P/APC Rabah Menguellet, au lendemain de la tenue de la commission d’arbitrage qui avait accordé pour cette commune comme toutes les autres une enveloppe de 23 millions de dinars.
L’amélioration des conditions de vie et de salubrité passe avant tout en donnant l’occasion à tous les citoyens d’évacuer les eaux usées via ces réseaux tout en jouissant de cabinets d’aisance à l’ère du troisième millénaire.
Amar Ouramdane
