Dans un récent article, nous avions évoqué le cas de la bâtisse entamée par le comité des sages et abandonnée à peine sortie du sol et qui par la force des choses et la bêtise des hommes est devenue un lieu de débauche comme en témoignent les canettes de bière qui jonchent le sous-sol et les amas de mégots aux composants douteux. Quand la carcasse de cette construction était à l’extrémité de la ville, bien qu’en bordure de la route, elle passa inaperçue. Mais à l’heure actuelle, avec l’extension rapide de ce gros centre urbain qui est le chef-lieu de la commune de Saharidj, elle se retrouve prise en sandwich, entourée de plusieurs locaux servant de bureaux à diverses administrations, tels que l’APC, les services de l’environnement (parc du Djurdjura) ou encore un CEM, le sanctuaire des martyrs (voisin immédiat) et, enfin, le CFPA, la salle polyvalente et le stade communal, c’est souligner toutes ces nuisances. Cette bâtisse, qui se voulait au départ un « symbole du arch » construite à partir de collectes d’argent auprès des citoyens et cotisations des villages, se dégrade de plus en plus. Est-il raisonnable d’abandonner cette bâtisse aux intempéries et aux vagabonds après qu’elle ait englouti une enveloppe faramineuse soustraite dans des moments de « liesse ». N’est-il pas temps pour les autorités locales d’envisager sa récupération pour en faire une bibliothèque communale ou un centre culturel, qui font cruellement défaut, pour une jeunesse qui charrie dans son sillage une oisiveté doublée d’une monotonie d’une jolie petite cité administrative qui prend forme et s’élargit à vue d’œil, une observation que partage toute la population sans exception. Une clôture de protection dans l’immédiat sauverait ce qui reste encore de cette construction, la condamnation de la voie d’accès au sous-sol éloignera les habitués noctambules peu fréquentables de ces lieux et permettrait à un groupe important d’habitations situées à quelque cent mètres en face de dormir en paix.
Omar Soualah
