La guéguerre des élus à l’APC

Cela commença juste après la 3e délibération qui n’avait duré que quelques minutes, le temps que le président (RCD) informe les présents des points inscrits à l’ordre du jour et que ces derniers les rejettent majoritairement (les 3 élus indépendants et les 3 élus du FFS). La section RCD avait affiché une déclaration dans laquelle elle remettait en cause la volonté des élus de travailler dans l’intérêt de la commune et avait pris à témoin la population en imputant le blocage de la commune à ces derniers. De son côté, le FFS ne tardera pas à réagir par le biais d’un affichage, fustigeant le P/APC, lequel aurait tenté de faire passer en force un exécutif unilatéral tout en imputant son échec aux autres élus. Après cette guerre de communiqués, le premier magistrat de la commune invitera la population à une rencontre-débat à la salle des fêtes le vendredi matin pour l’informer du blocage actuel de l’APC. Durant cette assemblée à laquelle assistera une nombreuse foule, l’édile communal s’emportera contre le P/APW et les habitants de son quartier d’origine, lesquels selon lui seraient incapables de gérer raisonnablement et refuseraient toute co-gestion avec la tête de liste indépendante.

Serait-ce la menace de l’Alliance présidentielle de dissoudre les APC bloquées qui aurait poussé le P/APC à s’emporter sans retenue contre ces élus et les habitants d’une partie de la commune qu’il dirige ou est-ce le fait que les élus de l’opposition aient refusé à trois reprises d’approuver les délibérations ? Le P/APW, que nous avons contacté par téléphone pour donner son avis sur ces accusations, nous répondra qu’il ne peut répondre à des propos immatures. Malgré cette mésentente entre les élus, la sagesse doit l’emporter sur toute autre considération et les accusations à tort et à travers des uns et des autres ne font que nuire à la population.

A. Gana