Les dispositifs d’aide relevant du ministère de la Solidarité nationale seront revus à la hausse selon Djamel Ould Abbès, ministre de la Solidarité nationale, invité du forum hebdomadaire de la Radio nationale Chaîne II.
« Le gouvernement a accordé, une augmentation des pensions aux franges de la société « , a déclaré Djamel Ould Abbès, ministre de la Solidarité nationale lors de son passage au forum hebdomadaire de la Radio nationale chaîne 2. « Le Chef de gouvernement m’a instruit et recommandé de revaloriser les pensions », dira t-il. Ainsi, les différentes aides consacrées dans le cadre des « dispositifs sociaux » aux diverses catégories nécessiteuses seront revues à la hausse ;elles connaîtront une augmentation en termes de rémunération. Par ailleurs, les jeunes diplômés (universitaires et autres) exerçant dans le cadre du pré emploi seront, selon le représentant du gouvernement, associés à cette mesure. D’après le représentant du gouvernement, les Allocations forfaitaires de solidarité (AFS), estimées à 1 000 et 1 500 DA, destinées respectivement aux personnes âgées et handicapées et les personnes handicapées à 100%, passeront à 3 000 DA pour la première catégorie et 4 000 DA pour la deuxième catégorie. Quant aux jeunes diplômés exerçant dans le cadre des Contrats pré emploi (CPE), l’invité de la Radio nationale tout en indiquant que ce dispositif restera sous sa tutelle vu son caractère social, leur accordera une hausse de 2 000 DA ; C’est-à-dire, ces « fonctionnaires » recevront comme salaire 10 000 DA au lieu de 8 000 DA. En outre, le ministre a affirmé qu’ »une demande pour changer l’appellation de ce dispositif social (CPE) a été introduite ». Ceci, dira t- il, pour qu’il n’y ait pas de confusion avec l’emploi. Désormais, ce dispositif deviendra « contrats d’avenir ». Aussi, les Indemnités d’activités d’intérêt général (IAIG) connaîtront, au même titre que les précédentes catégories, des augmentations significatives. Selon le ministre de la Solidarité nationale, celles-ci passeront de 3 000 à 5 000 DA. Il s’agit là, des personnes qui assurent notamment le nettoyage des établissements scolaires et universitaires et le gardiennage de ces infrastructures. « Nous voulons aider ces personnes dont la plupart sont des femmes veuves ou divorcées pour qu’elles puissent se nourrir », expliquera t-il à l’intention des présents. « Le rôle de la solidarité sociale c’est de tirer les Algériens d’en bas. » enchaînera t-il.
Dans la même foulée, l’invité de la Radio nationale a tenu à rappeler les efforts consentis par l’Etat, en vue de venir en aide aux personnes des catégories nécessiteuses et vulnérables et ce, à travers les différents dispositifs sociaux. Usant d’arguments par les chiffres, l’hôte de la Chaîne II avancera un taux de 89 milliards de dinars qui, selon lui, ont été mobilisés pour les aides sociales durant les quatre dernières années. Aussi, ajoutera t-il, 698 000 personnes âgées et handicapées sont couvertes dans le cadre du dispositif de l’AFS. Par ailleurs, selon Djamel Ould Abbès, 29 148 SDF (sans domicile fixe) qui ont été pris en charge dans les 72 centres sociaux existant sur le territoire national. En outre, le ministre indiquera que l’Etat débourse 610 milliards de centimes pour la couverture sociale au niveau de la CNAS en faveur de l’ensemble des catégories prises en charge par le département de la solidarité nationale.
Concernant les cités bidonvilles et leurs habitants le responsable du département de la Solidarité nationale dira : « D’ici à 2009, les bidonvilles vont être éradiqués. Il va y avoir la construction de 35 000 logements par trois sociétés chinoises. » Selon le ministre, l’opération concernera en premier lieu les grandes villes, à savoir : Alger, Oran et Constantine. Concernant, Alger, la capitale, l’hôte de la Chaîne 2 précisera que l’opération touchera prochainement les bidonvilles de Bachdjarrah, Eucalyptus, Gué de Constantine, Baraki et Sidi Moussa où vivent 14 667 familles. Le taux de chômage, selon Djamel Ould Abbès, tourne autour de 10%. « Plus le nombre d’employés augmente, plus le taux de chômage baisse. Il était de 12,6% l’année dernière, actuellement il avoisine 10% seulement », conclura le représentant du gouvernement.
Ahmed. Kessi
