Au CEM Chahid Rabah-Meddour à Tafoughalt dans la commune d’Aït Yahia Moussa, ce nouveau support en effet se généralise. Après une dotation de quatre tableaux blancs, le directeur de l’établissement a procédé à l’achat de six autres. Ainsi, cette école a presque entièrement remplacé tous ses tableaux noirs. Les élèves de même que les professeurs ont accueilli cette initiative avec joie. « C’est plus pratique. Et puis, nous nous sommes débarrassés de la poussière qui était souvent la cause de nombreuses maladies respiratoires et autres allergies de la peau », tel est l’avis d’un professeur. Sur le plan pédagogique, les enseignants de maths affectés vers d’autres établissements à la fin de l’année civile sont remplacés par d’autres PCEF venus du primaire. Même les postes de lettres françaises et d’éducation physique restés vacants durant le premier trimestre sont finalement occupés. Par ailleurs, l’administration du collège a préparé une salle qui accueillera les futurs micro-ordinateurs.
Ce collège, le premier inauguré dans un village, à la fin des années 80 ne manque plus de rien, sauf peut-être d’une cantine scolaire. Cette dernière est inscrite depuis une année. Selon une source proche de l’établissement, son lancement serait éminent. Cette cantine viendra à point nommé soulager les élèves qui se déplacent parfois jusqu’à quatre kilomètres pour prendre leur déjeuner. Aussi bien le personnel administratif que celui de l’entretien veille à la propreté des lieux. « C’est notre établissement. Il est comme notre maison. Chacun de nous fait de son mieux et peut-être plus car nous y gagnons notre vie », nous a affirmé un agent d’entretien ayant occupé ce poste depuis l’inauguration dudit collège.
Amar Ouramdane
