Les différentes formules consacrées par les pouvoirs publics, allant dans le sens de la stimulation d’un développement durable du monde rural, semble tarder à donner des résultats fiables. En effet, cela fait au moins trois ans depuis qu’on en parle avec en prime l’annonce de la mise en œuvre effective des programmes dits de soutien au développement rural, entre autres le PPDR et le PPDRI, mais sans que cela n’enclenche une véritable dynamique au niveau local. A M’chedallah, une région pourtant réputée pour son caractère agricole, les plaines, la fierté jadis des habitants de la région, ne cessent de s’amenuiser et il ne reste à présent que de vastes champs cultivables pour la plupart laissées en jachère. Cela pour ce qui est de la plaine, mais quand on se rend dans les zones montagneuses, au niveau des différentes communes à l’instar de Saharidj, Aghbalou, Ahnif et/ou Ath Mansour, la situation demeure toujours la même si ce n’est l’exode rural qui tend à devenir un phénomène social qui se propage à grande enjambées.
Cela même qui pousse à s’interroger sur le résultat et/ou l’effet des différents programmes initiés et qui sont présentés comme étant la panacée pour lutter contre l’exode rural dont les conséquences néfastes sont connues de tous. Cela dit, les retards enregistrés dans la réalisation des projets inscrits dans ce cadre ainsi que les pervers effets de la bureaucratie régnante en matière d’attribution d’aide pour la réalisation des projets individuels, sont à l’origine de cette faillite qui ne dit pas son nom.
Une situation qui doit pousser les responsables compétents à revoir leur politique en la matière et par là trouver des solutions à même de rendre efficaces les différents dispositifs mis en pratique dans ce domaine. Sinon, il est plus plausible d’en tirer les conclusions sur les résultats de cette “machine” qui ne fonctionne pas.
Juba D.
