A l’issue du regroupement qui les a réunis ce week à la salle des délibérations de la mairie, des agriculteurs de la commune d’Ighram ont constitué une délégation pour s’entretenir avec le P/APC sur « la fermeture de leur bureau ». La délégation sera dirigée par l’actuel coordinateur UNPA, Madjid Ighessanène. A vrai dire, deux points étaient à l’ordre du jour du regroupement de vendredi passé.
Il était question du renouvellement des sections UNPA des villages puisant du bureau de la commune, de la daïra et de la wilaya suite à l’instruction émanant de leur conseil national (UNPA) suite au congrès tenu « dernièrement », diront Ighassanène et Iskounène, président de la chambre de l’agriculture de Béjaïa. Le 2e point était relatif à leur bureau d’Ighram lequel ne peut fonctionner sans secrétaire. « Quand nous venions pour nos besoins, nous étions assurés de trouver quelqu’un pour réceptionner les dossiers, satisfaisant nos demandes de pièces nécessaires et autres.
Cela depuis 6 ans. Et maintenant, notre bureau est fermé », déplorent les paysans courroucés. Ainsi, comprendra-t-on selon les explications de Madjid Ighessanène et d’un paysan, que la secrétaire UNPA Ighram s’est vu muter récemment par le maire sur l’hydraulique d’Akbou. « Un organisme qui peut aisément recruter de tels employés alors que nous, nous avons besoin de ce poste accordé dans le cadre de l’emploi des jeunes », s’écriaient les paysans. « Nous exigeons quelqu’un à ce poste de secrétaire », ajoute-t-on.
« Ce n’est pas le bureau de l’agriculture de la commune qui défendra les paysans.
C’est le rôle de l’UNPA. Alors, les élus de l’APC devraient faire de cette structure un partenaire pour le bien, l’intérêt du paysan, pour le développement de l’agriculture rurale », terminera Arezki Iskounène.
Taos Yettou
