Vraisemblablement, les appels d’offres relatifs à la reprise du CPA, l’une des grandes banques algériennes par un partenaire financier étranger seront relancés prochainement. La privatisation du Crédit populaire d’Algérie (CPA), suspendue en novembre 2007 officiellement en raison de la crise des crédits hypothécaires immobiliers « subprime » aux Etats-Unis, pourrait être relancée à partir de la fin du premier trimestre, selon le ministre des Finances Karim Djoudi.
Selon l’information reprise par l’AFP, M. Djoudi a indiqué que « nous relancerons cette opération lorsque nous aurons une transparence totale » sur les comptes des partenaires éventuels de cette banque publique algérienne et sur leur stratégie, vraisemblablement à partir de la fin du 1er trimestre 2008. Officiellement, la privatisation du CPA avait été suspendue en novembre « en raison de l’impact non encore évalué de la crise internationale des crédits hypothécaires » aux Etats-Unis et dans le monde. Mais, en réalité, beaucoup d’observateurs doutent de la capacité du gouvernement algérien à faire aboutir cette opération avant la fin 2008.
En plus des blocages politiques que suscite l’opération à cause notamment de l’échéance des présidentielles de 2009, les banques qui ont montré un intérêt pour le CPA sont ou touchées de plein fouet par la crise financière internationale – Société Générale et Citibank- ou directement concernées par la perspective de nouvelles concentrations dans le secteur en Europe – Crédit Agricole et BNP Paribas. La relance du processus de mise en vente du CPA risque de s’avérer difficile. Le ministère des Finances, rappelle-t-on, avait annoncé en novembre dernier, dans un communiqué, sa décision de « surseoir » à l’opération de privatisation du Crédit populaire d’Algérie (CPA) et « par voie de conséquence à l’ouverture des plis, programmée pour le 26 novembre, en attendant une meilleure visibilité sur les marchés financiers internationaux ».
Le ministère qui a motivé sa décision de repousser la privatisation du Crédit populaire d’Algérie par « l’impact non encore évalué de la crise internationale des crédits hypothécaires », avait souligne que l’objectif est de « réunir toutes les conditions d’un transfert de savoir-faire bancaire, technique, commercial et financier au CPA, d’enrichir sa gamme de produits et services, de moderniser ses outils de gestion et de contribuer enfin au développement général de tout le secteur bancaire algérien. «
Nacer Ould Mammar
