L’eau, le gaz et les soins médicaux font défaut

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Pourtant, cette localité n’est qu’à quelques mètres à vol d’oiseau d’Aomar, et elle n’est séparée de Kallous que par l’oued Belyasaif.

Mais n’importe quel lieudit bien placé en zone rurale ou urbaine ne pourra garder trop longtemps les acquis arrachés précédemment si on ne l’accompagne pas d’avantages sociaux.

Il est vrai que le hameau d’Idemdoumène ne regroupe que 50 à 60 foyers habités par environ 450 à 500 habitants et qu’il ne souffre d’aucun isolement puisqu’il est accessible par la sortie est de Kallous ou en venant de Benthaoun en passant par Chabet Yekhlef. Mis à part trois avantages, à savoir une démographie inférieure à l’espace occupée, les multiples accès bitumés et la disponibilité de l’électricité, les choses se gâtent dès qu’on aborde les moyens conditionnant la garantie d’un mieux-être et d’une meilleure hygiène de vie, car il n’y a pas de réseau AEP à Idemdoumène, les habitants ne puisent cette denrée que des sources lorsque les nappes ne sont pas épuisées, sinon l’achat d’une citerne à 500 où 600 DA/3m3 s’imposera.

Aussi, le non raccordement d’Idemdoumène au réseau de gaz naturel contraint la population à se rabattre sur le bois de chauffage qu’elle se procure ici et là des parties boisées environnantes. L’autre préoccupation et pas des moindres que ressent le village concerne selon “Tajmaâth” le manque d’emploi : la population active exerçant dans la fonction publique, les entreprises privées ou étatiques est insignifiante. Pour preuve, ce groupe de représentants du village désigne la forte affluence des jeunes et moins jeunes dans les cafés et autres endroits en temps d’heures de travail. Là haut, sur cette montagne, l’infrastructure publique n’est représentée que par l’existence d’une école primaire : les collégiens et autres lycéens sont pris en charge respectivement par le CEM de Kallous et le lycée d’Aomar. Côté médical, ce n’est pas la joie du tout : l’infirmerie de Kallous à laquelle s’adressent les gens d’Idemdoumène ne jouerait pas pleinement son rôle, notamment dans la garantie des premiers soins et la non-programmation de consultation médicales.

A. Cherif

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