L’Algérie regarde vers l’Est

Beaucoup de questions, économiques et politiques, seront au menu de la visite. Il s’agit, en premier lieu, de donner un souffle à la coopération bilatérale entre les deux pays sur le plan d’échanges économique. l’Opep du gaz, occupera probablement une partie des négociations entre les deux présidents. Alors que l’idée de créer cette organisation a à fait son petit bonhomme de chemin, l’Algérie et la Russie ont adopté, globalement la même position. Pour les autres pays, comme l’Iran et le Venezuela, qui ont accueilli favorablement le projet, la position de l’Algérie, exprimée à maintes reprises par Chakib Khellil, ministre de l’Energie et des Mines, doit être clarifier. Il faut signaler que l’Algérie et la Russie, deux grands producteurs au niveau mondial, de gaz, leur appui à une telle idée confortera davantage ses concepteurs. De leurs côtés, les consommateurs du gaz, suivront sûrement avec attention, les décisions des Présidents Bouteflika et Poutine concernant l’Opep du gaz, par ailleurs, comme les USA, l’UE a rejeté cette idée.

Les relations entre les deux pays, même si elles sont passées par une période d’hibernation durant plus de vingt ans, le replacement de la Russie sur le marché algérien est aussi constructif. En effet, les chiffres donnés à propos de la dette algérienne annulée par le Kremlin et qui s’élève à 4,7 milliards de dollars, serait un geste diplomatiquement payable pour relancer la coopération.

L’Algérie, pour sa part, a signé un accord sur l’armement, notamment l’aviation. 28 avions de combat, fabriqués en Russie ont été commandés par l’Algérie. A propos des volumes d’échanges commerciaux entre les deux pays, 2 millions de dollars est le taux des exportations algériennes vers la Russie, tandis que le volume des investissements russe en Algérie s’élève à 50 millions de dollars. La Russie qui a su se relever après la chute de l’empire de l’Est est un allié économique et politique de taille pour l’Algérie. Les regards de notre pays doivent se tourner un peu plus vers d’autres cieux. Resté rivé vers le Vieux continent et l’Amérique ne sera pas sans conséquences restrictives sur l’action diplomatique nationale.

La visite du Président Bouteflika en Russie, après celle de Poutine en mars 2006 en Algérie, consolidera davantage l’engagement pris par les deux pays depuis avril 2001. l’Algérie aura à gagner de l’expérience technologique russe. Booster ces relations, c’est en fait, profiter du potentiel relations qui existe entre les deux pays depuis la guerre froide.

Mohamed Mouloudj