Ayant suscité moults interrogations, sachant qu’il est à son avant dernière année, le BEF ne cesse de défrayer la chronique et de faire parler de lui. Lors de la correction de l’épreuve d’anglais, les professeurs- de cette matière ont soulevé des remarques et des irrégularités, tant dans le texte du sujet, tant dans le barème de correction. En effet, les textes des sujets de toutes les langues ont toujours été suivis d’une référence de l’auteur et de l’œuvre desquelles il est tiré, et doit être un texte authentique. Ce qui n’est plus le cas pour ce texte, qualifié de tous les maux par les correcteurs. Des irrégularités sautent aux yeux, telle que cette bourde qui nomme les trois pièces qui constituent un logement attribué au personnage du texte : salon, cuisine et salle de bain. La question serait sans doute posée aux rédacteurs de ce texte, pour savoir si eux-mêmes habitent dans un logement constitue uniquement de ces 3 pièces. Dans les questions de compréhension, deux questions restent sans réponse dans le texte, dont l’une, où l’élève doit lire entre les lignes pour « deviner » la réponse, quand ont sait le niveau de nos chérubins. Côté barème, le flou a atteint son paroxysme, ce qui oblige les correcteurs de se concerter à chaque irrégularité pour éviter les écarts. Le débat autour du barème, n’a pas fait l’unanimité parmi les professeurs correcteurs de la langue de Shakespeare. Une autre contradiction de taille consiste en un calcul d’epicier. En d’autres termes des notes comme 0,25 sont prévues pour des verbes, pour lesquels les enseignants ont donné une importance capitale pendant les cours. Ceci rend le comptage final des notes des élèves plus que difficile. Le barème est en contradiction, ajoutent les enseignants avec les instructions, et les prévisions de la tutelle de faire passer le maximum cette année. De ce fait on comprend qu’ils soufflent le chaud et le froid en même temps. Les enseignants sont unanimes à dénoncer ces irrégularités, et espèrent qu’elles ne se reproduiront pas à l’avenir dans l’intérêt de l’élève, de la langue et de toute l’éducation.
Salem Amrane
