Le gaz naturel pour la ville seulement

Prévu pour l’année 2006, le projet a failli être retiré à un certain moment, avant que son acheminement ne soit reconduit pour la fin de l’année dernière.

D’après les dernières informations c’est finalement l’année 2008 que les habitants de l’ex-Michelet marqueront d’une pierre blanche. Les conduites traversant les champs du côté d’Aït Yahia sont visibles de loin et entretiennent l’espoir que cette fois sera la bonne. Cependant, d’après les informations qui ont filtré, le plan de distribution en projet ne prévoit d’alimenter que la ville, les deux cités Est et Ouest ainsi que le village de Taourirt Menguellet, ceci dans un premier temps, ce qui, bien entendu, a déçu les habitants des autres villages pour qui l’enfer du chauffage à mazout continuera encore pour on ne sait combien de temps. Sachant que la population d’Aïn El Hammam est concentrée dans 24 villages, ce sont finalement une vingtaine d’agglomérations qui devront patienter, cela sans compter ceux qui habitent dans les zones éparses et qui représentent une grande proportion. Peut-on dire dans ce cas que la commune d’Aïn El Hammam va bénéficier des bienfaits du gaz naturel ? Pour les statistiques mais pas dans la réalité. Pourtant, les rudes conditions de vie maintes fois réitérées des montagnards qui souffrent le martyre en hiver sont connues de tous. Les prix inaccessibles du fuel obligent la plupart des habitants à se rabattre sur le bois pour se chauffer. Un pis aller lorsqu’on sait tous les désagréments causés par cette source d’énergie pour ses utilisateurs tout comme elle contribue à la déforestation. Ceux qui se sentent lésés ne mâchent pas leurs mots, faisant valoir leurs droits de citoyens qui doivent être traités sur le même pied d’égalité que ceux des autres régions d’Algérie. La frustration est d’autant plus grande que les résidants du Sud bénéficient d’un abattement sur les factures d’électricité. « Si l’on ne peut pas nous raccorder au gaz naturel dans l’immédiat alors qu’on nous aligne sur les régions déshéritées nous aussi », affirme dans le foulée de la discussion un sexagénaire qui craint de ne pas « être encore vivant à l’arrivée du gaz dans les villages ». Les députés de la région sont vivement interpellés pour corriger certaines disparités.

Nacer B.