La tomate à 100 DA, les poivrons à 90 DA la salade à 70 DA… – Les prix des fruits et légumes s’enflamment

Les étals des fruits et légumes dans la wilaya de Bouira, connaissent une flambée vertigineuse des prix. En effet, à travers la quasi-totalité des marchés de la ville de Bouira, les fruits et légumes sont hors de portée des petites bourses qui peinent à remplir un couffin. A titre d’exemple, la tomate oscille entre 60 et 100 Da/ kg, les poivrons sont cédés à pas moins de 90 Da/kg, la salade grimpe à 70 da/kg…etc. Ces prix, qui font mal au portefeuille de la ménagère, ont été constatés au marché de l’Ecotec et à celui de la Rue de France, marchés les plus fréquentés de la ville. Au sujet de cette hausse infligée aux citoyens, un marchand de fruits et légumes dira : « Que voulez-vous, ce sont les prix du marché on ne peut vendre à perte non plus. Nous aussi on achète ces aliments au prix fort et on essaie de ne pas trop répercuter cette hausse sur nos étals ». Une citoyenne, croisée sur un des marchés de la ville, s’indignera : « C’est trop! Ces commerçants exagèrent, et quand je dis commerçants, je ne vise pas ces commerçants de quartiers, mais ceux qui tirent les ficelles, car ces prix ne sont pas liés à une quelconque pénurie ou autres, ce sont des prix fixés par des spéculateurs sans aucun scrupule ». Quant aux fruits, on ne parle pas de hausse ou de flambée, c’est une véritable montée en flèche ! Jugez-en plutôt : La banane à 170 DA/kg, la pomme, locale, cédée à 150 DA/ kg et celle importée de 250 DA jusqu’à 300 DA, selon son calibre, la fraise se stabilise à 250 DA /kg et la championne toute catégories, la cerise, vendue au prix incroyable de 800 DA/kg ! Face à ces prix qui donnent le vertige, la population, se contente de contempler, en esquissant un léger sourire à l’énoncé des prix. Un citoyen, désabusé notera avec une pointe d’humour : « J’admire ! Regardez ces belles pèches à 300 DA, ou encore ce kiwi à 400 DA ! Plus sérieusement, de tels prix, c’est de l’aberration. Se nourrir décemment est devenu un luxe que seule une poignée de gens aisés peuvent s’offrir. J’en suis consterné ».

Ramdane B.