Le terrorisme routier fait toujours peur. Il ne cesse de faire des dizaines de morts et de blessés par semaine. Et ce malgré toutes les campagnes de sensibilisation et de prévention mises en place pour endiguer un tant soit peu ce phénomène. Les accidents de la route sont souvent mortels en zone rurale. Plus de 80% des tués sur les routes durant ces deux dernières années ont été comptabilisées en rase campagne, rapporte le dernier bulletin du Conseil national des assurances (CNA). Le bulletin reprend les statistiques de la Gendarmerie nationale de 2005, 2006 et 2007.
Le nombre de blessés en zone rurale (65%) est plus important par rapport au milieu urbain (34%). La gravité des blessés y également plus importante. En dehors des zones urbaines, comprendre les routes nationales et wilayales, les chocs sont souvent violents à cause de l’excès de vitesse. Le nombre de véhicules impliqués dans les accidents de la route en 2006 était de 49 690 véhicules contre 44 466 en 2005. Les véhicules de tourisme arrivent en tête (78%) ; suivis des camions (12%), les motocycles (5%) et les bus (3%), selon la même source.
Plus de la moitié (56%) des accidents en zone rurale est due à l’excès de vitesse. Dans les villes, la vitesse est responsable de 43,26% accidents, selon la même source. En milieu urbain, le danger vient des embouteillages où se produisent parfois des carambolages meurtriers.
Les statistiques de la Gendarmerie nationale montrent également que les passagers sont les plus exposés lors des accidents de la route. Plus de 60% des tuées sont en effet des passagers transportés contre 20% de conducteurs et 19% de piétons. Pour les blessés, les passagers représentent plus de 63% contre 17% des conducteurs et 20% de piétons. Le nombre total de véhicules impliqués dans les accidents de la route au cours du premier semestre de l’année 2007 est estimé à près de 23 126 véhicules contre 22 689 à la même période 2006, soit une hausse de plus de 1,92%.
L’erreur humaine est responsable à 87% des accidents de la route, selon la Gendarmerie nationale. La défaillance mécanique des véhicules représente 7% et l’environnement, c’est à dire l’état des routes, seulement 6%.
Nacer Ould Mammar
