Des projets pour des écoles en souffrance

L’exemple de l’école de Zounina est édifiant : les parents d’élèves, las de prendre leur mal en patience depuis des années pour les insuffisances infrastructurelles qui caractérisent leur établissement, ont lancé des cris de détresse à qui veut bien les entendre. Pour cela, une commission de wilaya s’était déplacée sur les lieux et constatant de visu le bien fondé de la situation alarmante que vit cette école, lui a notifié en 2006 un projet pour la réalisation d’une clôture avec portail. L’ironie du sort : pendant que ce projet accuse un retard dans le lancement des travaux, il y a quelques mois de cela des voleurs profitant de l’absence de clôture s’étaient introduits à l’intérieur des bureaux pour subtiliser le matériel informatique. Les écoles primaires d’Ighzer L’kim et d’Ighil N’djiber, vulnérables par leur isolement, ont bénéficié chacune d’une subvention pour la réalisation d’un mur de clôture devant endiguer les dangers de tous genres. A ce jour, les deux projets restent bloqués quelque part pour des raisons non élucidées.

Dans un autre chapitre, le gaz de ville est en service depuis octobre 2005 et sept écoles primaires dont cinq sont situées dans la ville de Seddouk et deux à Takaâts, attendent toujours leur raccordement et continuent d’être approvisionnés en fioul par l’APC, alors qu’elles avaient bénéficié chacune d’un projet de dotation en gaz, projets qui tardent pourtant à être lancés. Enfin, le projet de réfection de la toiture du groupe scolaire B1 demeurelui aussi toujours en souffrance. A son arrivée, la nouvelle APC, a dressé un tableau d’inventaire dans lequel étaient notés l’ensemble des projets qui n’ont pas connu un début de réalisation.

Ces projets totalisent environ 50 millions de dinars. « Nous n’allons pas lésiner sur les moyens pour lancer dans les plus brefs délais tous les projets en souffrance », rassre le maire.

L. Beddar