Avant d’aller aux environs de 1953, le vieux Dezdeg et ses deux copilotes rnan deux jour di Lezzayer n yulyu 62. Kaci l’angoisse est sidéré devant la beauté n tbanagin de l’époque. La classe ! Elles ressemblent à ces actrices du cinéma noir et blanc. Même s uhayek, elles n’ont rien à envier aux Ingrid Bergman. Aheq sidi Valentin qu’elles sont tout simplement belles tihdayin n Lezzayer sans jelbab. Alors qu’ils flânent du côté de rue Tanger (aujourd’hui rue Manger), le vieux a cru entendre : « ulac smah, ulac ». En fait, macci d la négation n les brobros : ses oreilles ont mal réceptionné ‘’…ma bqac isti3mar fi bladna », de Hadj El Anka.
Le soir-même, à 18h30 mn, les trois délégués embarquent pour 1953. Cinq minutes après, ils se retrouvent di la prison d’Albi dans le Tarn di Fransa, devant l’architecte du congrès de la Soummam. Abane a l’air très fatigué. Mais cela ne l’empêche pas de noircir du papier. De temps en temps, il se lève, fait quelques pas dans les 15 m2 et replonge dans tira. Les visiteurs d’Ait R’gad sont impressionnés. Dezdeg et Kaci écrasent une larme. Un youyou échappe à Sadiya. Abane lève la tête et…sourit.
D’une voix tremblante Le vieux Dezdeg finit par : « a…z…u…l mass Abane ! »
Le prisonnier relève la tête resourit et pense :
– Je suis fatigué à ce point !
– Non, mass Abane, vous n’êtes pas fatigués.
– Anwa kec ? anida-k ?
– Nek d Rezqi at Dezdeg. Sont avec moi, Sadiya et Kaci. nruh-d si lezzayer n 2008. nejja_tamurt terwi…mazal i3req-as cdeh.
– C’est quoi ‘’azul mass » ?
– C’est ‘’bonjour monsieur » en tamazight
– Tamazight !!! Mais c’est très bien ! Tamurt ur terwi ara tant que ça.
– C’est une longue histoire. En fait, nous sommes venus vous avertir ghef ayen k-yettrajun di Maroc. Kra seg yimeddukal-k… »
Yecmumeh Abane. Yughal s astilu-s d tkarnitt-is.
Awal ulac, les trois visiteurs qqumcen di tekwatt n la cellule et savourent ce fragment de temps. Abane n’arrêtera pas d’écrire. Il esquisse sans doute les mécanismes d’une république démocratique. Tard dans la nuit, il range son crayon et va s’allonger. Dezdeg secoue ses deux complices « Rentrons chez nous. De toute façon plus ttughal gher deffir, plus nessextay amezruy akken i wata. »
*La d-nesmektay ljil yettun
Ghef udar asmi nzemme arkas
Mi yiftel i we3daw seksu
Nek fetlegh-as ahlalas
T. Ould amar
t. ould amar@yahoo. fr
