La zone d’activités tarde à démarrer

Pourtant, tous ces atouts, faute d’autres accompagnements, n’ont pas permis à Lakhdaria de se propulser vers la dimension supérieure caractérisant les grands centres urbains.

Pour l’instant seulement, car la volonté de la faire parvenir à un tel niveau de développement existe ; c’est même l’objectif premier des responsables locaux.

Avec l’ouverture à l’investissement privé, des mesures incitatives ont été lancées comme partout ailleurs en direction des détenteurs de fonds et du savoir-faire aussi, et ce en leur assurant l’assiette foncière nécessaire à leur établissement.

Mais ce projet de créer une zône d’activités à Lakhdaria tant utile que nécessaire bute sur un manque de culture en matière de « montages » d’affaires dans le domaine des PME. « Sinon, dira le secrétaire général de l’APC, 32+3 lots ont été dégagés et distribués à proximité de la station d’épuration ». Et d’enchaîner : « Une seule affaire sur 35 a démarré pour l’heure : il s’agit des abattoirs d’ovins et bovins ». « Les autres prétendants à l’investissement productif, a-t-il ajouté, ont déposé des dossiers indiquant le type d’activité qu’ils souhaitent réaliser, mais ceux-ci ont essuyé un refus du CALPI pour le motif d’inconsistance du projet ».

Selon notre interlocuteur, les surfaces des lots de terrains sont diverses puisqu’elles vont de 200 à 300 m2 chacune, ceci pour permettre à ce lieu d’avoir en son sein de petites mais aussi de moyennes entreprises.

« Toutefois, rassure ce responsable de la communes, les choses ne sont pas restées telles qu’elles étaient : les intentions évoluent maintenant vers des demandes de création de micro-entreprises ».

Il cite pour exemple les 4 privés ayant déposé des dossiers de création d’unités de production, dont notamment la fabrication de carrelage, la transformation des olives, les produits pharmaceutiques et la fabrication de matelas.

Notons qu’en cas d’avis défavorable du CALPI au demandeur, les textes en vigueur prévoient la restitution du lot de terrain à l’Agence foncière.

« Concernant ce volet, précisera le secrétaire général, la commission d’éligibilité dont nous faisons partie se base sur deux conditions essentielles : l’activité en vue devrait être pourvoyeuse d’impôts et génératrice de postes de travail »?.

A. Cherif