Au rythme où vont les cessions des terrains forestiers au bénéfice de nouveaux cimetières, l’on crorait que nos gestionnaires de la chose publique prévoient une prochaine catastrophe. De centaines d’hectares de forêt vierge situés entre Saharidj et M’chedallah ont été aménagés en cimetières, un beau site qui aurait fait le fleuron du tourisme uniquement par la réalisation de quelques infrastructures conçues pour cette activité. Comment les services de forêts ont-ils cédé facilement autant de surfaces au bénéfice de cimetières démesurés par rapport à la population (sur le plan démographique). De plus, la distribution s’est faite dans une anarchie totale. C’est ainsi qu’un premier terrain cédé à l’APC de Saharidj avec le statut de cimetière communal a été octroyé à un seul village, d’où la nécessité de recourir à d’autres cessions de terrains pour d’autres villages de la même commune (des villages en possession de terrains collectifs) et répondant aux normes de cimetière car non cultivables et à l’écart du village. Au moment où la planète entière s’engage dans une lutte acharnée contre la désertification et contre tout ce qui dégrade le tissu végétal aux fins de préserver un minimum d’équilibre écologique, chez nous, le massacre de l’environnement s’amplifie d’année en année et cela en raison de la souplesse des lois. En attendant « Achaivou » qui est pour Saharidj, ce qui est « Bouchaoui » pour Alger est en train de perdre sa vocation « récréative » et se transforme en un immense cimetière qui pourrait suffire à toute la wilaya durant des dizaines d’années.
Omar Soualah
