Celle-ci, bien que jugée « indispensable » ne pourrait, malheureusement, pas permettre la pratique de tous les sports de la salle si elle venait à être construite, telle que prévue. Si par beau temps, les enseignants profitent des terrains extérieurs, ils ne peuvent que se résoudre à limiter leurs activités à des cours théoriques, par mauvais temps. Sachant que Aïn-El-Hammam est situé à 1200 mètres d’altitude, la pratique sportive, à l’air libre est souvent perturbée par les conditions climatiques rigoureuses, caractérisées par des températures très basses, de la neige et du verglas de novembre à mars. Ce qui a motivé l’inscription d’une salle des ports qui a réjoui, au départ parents et enseignants.
Par la suite, lorsqu’ils prirent connaissance des détails de la construction, ils durent déchanter et émettent des réserves, quant à ses dimensions qui ne permettent de pratiquer que le volley-ball et le basket-ball. « Puisque l’assiette existe, il serait navrant de priver les sportifs d’un espace jouable suffisant pour la pratique des sports de leur choix, tels le foot en salle ou le handball », nous dit un parent d’élève. On se souvient que l’an dernier, l’association des parents d’élèves, en collaboration avec la direction du lycée, avait initié des démarches, auprès de la Direction de l’éducation de Tizi Ouzou, pour la modification du projet. Tout semblait, alors rentrer dans l’ordre. Il ne restait plus qu’à attendre la réalisation d’une salle omnisports réglementaire. Ces derniers jours, comme si de rien n’était, le même problème vient de resurgir, à savoir l’implantation de la salle avec ses dimensions initiales, provoquant courroux et déception. L’importance du lycée Mustapha-Ben-Boulaid qui compte un millier d’élèves, issue de quatre communes, mérite qu’on s’y attarde, ne serait-ce qu’en reconnaissance aux résultats sportifs acquis chaque année, à l’échelle nationale.
Spécialisé en handball, l’établissement a fourni plusieurs athlètes aux équipes nationales scolaires et civiles alors que toute la région est démunie d’infrastructures sportives. Une réalisation digne de nom sonnera le glas de cette politique de « bouts de chandelles » que bien des secteurs appliquent à Aïn El Hammam.
Les sportifs espèrent que leur cri de détresse trouvera, cette fois, une oreille attentive pour sortir le sport de l’anonymat, à l’ex-Michelet.
Nacer B.
