l L’éclairage public, l’un des moyens de lutte antiterroriste et toute autre forme de criminalité et dont l’utilité n’est plus à démontrer ne semble pourtant pas faire objet d’un quelconque intérêt de la part des responsables de l’APC de Saharidj. Sinon comment expliquer l’état de ces lampadaires lamentablement aveugles et qui ne servent que de décors. Les quelques lampes qui s’allument ça et là ne font que signaler les contours et l’existence d’un grand centre urbain sans plus. Une enveloppe de 400 millions de centimes octroyée par la wilaya en 2007 à l’APC de Saharidj a été engloutie sans qu’aucune amélioration ne soit constatée ; au contraire pour ceux qui l’ignorent, signalons que Saharidj est une commune de la daïra de M’chedallah, implantée en haute montagne au pied du massif du Djurdjura, l’une des régions les plus escarpées à l’échelle nationale. La ville de Saharidj est étroitement ceinturée de tout côté par la forêt vierge. En plus du danger terroriste, des chiens sauvages et des sangliers dangereux qui s’aventurent régulièrement jusqu’à l’intérieur des cités attirés par les ordures ménagers qu’ils arrachent aux chiens domestiques ; la plupart des quartiers n’étant pas aménagés, il est difficile et risqué pour les riverains de se déplacer dès la tombée de la nuit, heureusement que la délinquance à Saharidj n’est pas ce qu’elle est dans les gros centres urbains. Le climat est exceptionnellement rude accompagné de violentes tempêtes de vent et de pluie, à chaque manifestation des éléments naturels ; les nuits sombres sont cauchemardesques, le terrorisme étant loin d’être fini, il y a urgence à reprendre cet ouvrage indispensable pour la sécurité des citoyens et contribuer à faciliter la tâche aux services de sécurité.
Omar Soualah
