Le terrain en question

Le projet de construction d’une nouvelle institution scolaire, intéressant l’enseignement moyen a été dévoilé après l’installation de l’exécutif communal, issu des dernières élections locales. Seulement le choix de l’assiette de terrain située dans la localité de Assam, a fait réagir les membres du bureau de l’association religieuse de la zaouia de Sidi Moussa Ou Idir située dans le village de Fettala. A ce propos, un membre du même bureau a stipulé qu’en tant que citoyen, il trouve formidable le projet d’un nouveau collège proche, il affirme vouloir dégager la responsabilité du bureau de l’association religieuse quant à l’utilisation de l’assiette de terrain, car argue-t-il le terrain en question appartient aux Habous (fondation religieuse) comme l’indiquent plusieurs témoignages, à cet effet une motion a déjà été déposée à la DAL, sur cette base, il ajoute qu’en ce cas, il s’agirait d’une transaction, dans les Domaines et/ou l’APC sera redevable d’une indemnisation vis-à-vis de la Direction des affaires religieuses, surtout que la zaouia a besoin d’argent pour son développement.

Contacté par nos soins à ce même sujet, le P/APC de la commune Tifra, a souligné qu’ »il y a eu d’abord consultation d’un document de base qui est le « sénatus-consulte », lequel document répartit les terres en groupes domaniaux, groupes communaux, privés, etc.

C’est alors qu’il a été découvert que ledit terrain est domanial et a pour superficie 60 ares, comme la commune de Tifra est dépourvue de foncier, il a été jugé opportun de dégager une parcelle de ce terrain pour l’implantation d’un CEM, pour ainsi pouvoir convertir le CEM Bektache-Madani en établissement de l’enseignement secondaire, sachant que les lycéens sont scolarisés hors de la commune de Tifra, dans différentes daïras et communes, c’est par là même, une manière de rapprocher l’édifice des villageois et d’enlever la pression qui existe, sur le transport, notamment celui scolaire au sein de la collectivité.

Etant donné qu’une partie du même problème a été résolue suite à la réalisation du collège d’Ikedjane, pourquoi alors ne pas en faire autant en ce qui concerne Tifra et ainsi mieux organiser le transport scolaire, voire mobiliser ce transport pour les lycéens en particulier. En conclusion les citoyens disent ceci : « Notre démarche est réfléchie, et nous n’avons pas l’intention de déposséder les Habous de leurs biens ».

Nadour Youcef