Les sous-sols et caves de nos immeubles sont infestés, du fait de la remontée des eaux usées, les rats et moustiques s’y multiplient causant des désagréments aux habitants ceci sans oublier les amoncellements d’ordures traînant aux entrées et souvent l’absence d’éclairage dans les cages d’escaliers.
En dépit de tous ces aléas subis par les habitants, les organismes, actuellement en charge de la gestion des cités continuent à percevoir une somme sur le montant du loyer sans toutefois qu’ils s’occupent de ce volet. Justement c’était dans le but de pallier cela et créer par la même occasion de l’emploi, que les pouvoirs publics avaient créé la fonction d’administrateur des biens immobiliers. Hélas, les EPLF, OPGI, cités universitaires, promoteurs privés et autres n’ont nullement répondu aux attentes des citoyens ni à celles de l’Etat, pénalisant de ce fait les habitants qui se retrouvent quelques années seulement après l’acquisition de logements neufs, dans des cités insalubres par manque d’entretien et non sécurisées par l’absence de gardiennage.
Les locataires ne cessent de se plaindre mais en vain, alors que les administrateurs se disent prêts à prendre en charge la gestion des cités et ce en engageant des agents d’entretien, des gardiens et même des agents qui s’occuperaient du recouvrement des arriérés de loyer. Ainsi ces nouveaux gestionnaires des cités participeraient, quelque part, au développement socio-économique en termes de résorption de chômage et de prise en charge réelle des immeubles.
Déjà en 1999, dans un rapport transmis au ministre de l’Habitat, l’unique administrateur dans la wilaya de Béjaïa, H. Brahmi en l’occurrence, avait attiré l’attention de ce dernier sur les contraintes de cette fonction en soulevant l’absence de sensibilisation de tous les concernés, mis à part l’EPLF qui lui aurait confié uniquement la mission de gardiennage. En outre, il proposera à l’EPLF d’instruire les organismes publics de faciliter la tâche des ABI afin que les promoteurs privés suivent et qu’enfin les administrateurs puissent assumer pleinement leur tâche.
En effet, il est impératif de changer les mentalités en expliquant aux locataires et co-propriétaires qu’ils doivent se constituer en association afin de pouvoir participer concrètement à l’amélioration du cadre de vie en engageant un administrateur qui s’occupera de leur immeuble ou cité.
A. Gana
