La raison de ce boycott est due, selon les parents d’élèves à l’absence de cantine scolaire dans cet établissement. Pour les contestataires que nous avons rencontrés, cette ultime décision a été prise d’un commun accord avec l’ensemble des parents d’élèves.
Décision certes contraignante mais unique recours, disent-ils devant la gabegie des différents responsables en charge de ce problème.
«Nous avons frappé à toutes les portes, de l’APC, la daïra, l’inspection de l’éducation, la direction de l’éducation, mais sans aucune suite» dira M. Mameri, père d’un enfant scolarisé dans cet établissement. Les parents d’élèves ont été reçus, hier matin, par les responsables de la Direction de l’éducation de la wilaya de Bouira, mais leurs propositions ne semblent pas avoir été prises en considération par l’académie.
La réalisation d’une cantine scolaire dans un logement de fonction réservé au directeur, n’est pas une solution pour les responsables de la D. E. Pourtant selon les parents d’élèves, l’enveloppe financière pour aménager la cantine scolaire existe au niveau de l’APC d’Aghbalou, il reste juste à dégager l’espace pour aménager cette infrastructure à l’intérieur de cet établissement.
Les parents d’élèves menacent de retenir leurs enfants chez eux jusqu’à ce que ce problème soit résolu. «Nous attendrons les résultats de nos doléances, même si, il faut passer à la vitesse supérieure.
Il y a 192 élèves qui fréquentent cet établissement, leurs camarades, leurs frères qui sont scolarisés dans l’autre école Chergui-Ali eux bénéficient de la cantine scolaire, mais nous sommes prêts à retenir tous les écoliers de Selloum chez nous en attendant que tous nos enfants bénéficient de repas chauds, la cantine est un droit des plus élémentaires. » dira M. Chikhi. M. Hamoudi abondera dans le même sens en disant « L’enveloppe financière permettant la réalisation de la cantine existe, l’espace pouvant recevoir cette cantine est disponible, le problème ne devrait donc pas se poser, mais faut-il encore que les responsables de l’académie prennent le problème à bras-le-corps ». Les élèves de Selloum ne sont donc pas prêts de rejoindre les bancs de l’école, et la Direction de l’Education de Bouira semble avoir, sans mauvais jeu de mots, du pain sur la planche pour régler ce problème.
Hafidh B.
