Fête de l’olivier en plein contexte de cherté

Après dix ans d’absence pour des raisons diverses, la Fête de l’olivier revient dans la daïra de M’chedallah pour sa cinquième édition. Une fête qui a suscité beaucoup d’engouement auprès des partenaires du secteur pour la simple et unique raison qu’ils avaient voulu faire partager leurs préoccupations avec les différents responsables de secteur soient-ils locaux ou centraux. La région de M’chedallah est connue pour la qualité hors pair de son huile avec un taux d’acidité qui ne dépasse guère les 0,048%, soit l’un des plus bas taux à travers le monde, outre la diversité et la richesse de son olive à l’image de la catégorie appelée « Achemlal » « La Sigoise » ou « Amayal ». Ces qualités qui se trouvent être des héritages de l’ère coloniale et qui s’étendent sur plus de 7 830 ha produisent plus du 1/3 de la production totale de la wilaya (soit 1,3 million de litres sur 3,5 millions pour l’année 2007).

Seulement, pour l’année en cours, cette récolte se voit en nette régression, puisqu’elle a enregistré 2,6 millions pour l’ensemble de la wilaya ; les causes différent d’un paysan à un autre et en fonction de son expérience. Il nous a été révélé que la neige qui a été de passage en 2005, fut de grande nocivité pour les oliviers car elle ne contenait pas de l’eau ; au contraire elle a même asséché l’arbre. Les résultats sont révélateurs depuis 3 années au minimum outre bien sûr la faible pluviométrie et la sécheresse ayant sévi l’année passée. La contrainte maintenant est comment résoudre cette carence car les programmes qui sont accordés par les pouvoirs publics n’arrivent pas à toucher tous les agriculteurs pour diverses raisons : la qualité des arbustes qui sont actuellement destinés à la regénérescence de l’olivier qui reste une qualité discutable d’après certains agriculteurs. Cependant, la région reste très attachée à ce produit légué par les aïeux — abstraction faite des temps qui passent — bien que cette année la flambée du prix du litre n’est qu’une juste récompense aux différents travaux qu’a nécessité l’olivier de sa plantation à son entretien en passant par sa cueillette puis sa trituration pour avoir de l’huile pure et de grande qualité du reste mérite que les prix soient alignés à juste titre en parallèle avec les contraintes inhérentes.

Messaâd Kaci