Collé telle une ventouse au flanc du relief accidenté d’une colline, à quelque mille mètres d’altitude, Imoula, c’est de lui qu’il s’agit, est le village le plus grand et le plus éloigné de la commune de M’cisna, relevant de la daïra de Seddouk ; il est connu aussi pour son ancienne medersa qui a formé l’érudit Cheikh Md Amezrine Belhaddad. Au début des années 2000, les parents d’élèves, las de mettre chaque matin les mains à la poche pour donner des sous à leur progéniture scolarisée au collège de Sidi Saïd, chef-lieu, aidés par les autorités qui ont appuyé leur demande, ont fait des mains et des pieds pour arracher un CEM aux pouvoirs publics qui ont accédé à leurs revendications, reconnues légitimes.
Depuis, ce projet a connu une valse d’entreprises, dont plusieurs ont abandonné les travaux, ce qui a engendré des retards incommensurables pénalisant pécuniairement les parents et par ailleurs les potaches las des va-et-vient sur plusieurs kilomètres. Pour les travaux de finition, la tâche a été confiée à quatre entreprises, chacune agissant dans son domaine, mais selon l’un d’entre eux les retards dont les payements de factures étaient à l’origine du décalage de son ouverture pour l’année prochaine, prévue pourtant pour septembre 2007. Selon un employé de l’APC de M’cisna, le wali de Béjaïa, lors de sa visite du 6 février passé à cette commune, a fait un saut dans ce village où il a eu à visiter les projets en question. Constatant que quelques travaux restaient à réaliser il a accordé une rallonge pour leur réalisation.
L. Beddar
